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Canadiens de Montréal

Quand le ciel est tombé sur la tête du CH

Quand le ciel est tombé sur la tête du CH

Félix Séguin, TVA Sports

Publié 25 novembre 2020
Mis à jour 25 novembre 2020

Vous souvenez-vous du 25 novembre 2015 ?

Ce soir-là, les Canadiens de Montréal battent les Rangers à New York par la marque de 5 à 1. L’équipe, alors dirigée par Michel Therrien, trône au sommet du classement général de la Ligue nationale avec une fiche de 17-4-2 (,783). 

À ce moment, les Canadiens possèdent la meilleure attaque du circuit (3,61 buts par match) et ils ont la quatrième meilleure défensive (2,17 buts par match). Les unités spéciales sont au sommet de leur art avec l’avantage numérique qui est troisième dans la LNH (24,4%) et le désavantage numérique qui est deuxième de la ligue (86,4%).

Les espoirs étaient grands.

Ce qu’on ne savait pas à l’issue de la soirée, c’est que la saison du Tricolore venait de basculer. L’équipe était sur le point d’amorcer l’une sinon la plus importante dégringolade de son histoire.

Pourquoi?

Ce soir du 25 novembre 2015 au Madison Square Garden, Carey Price s’était blessé lors de la deuxième période et il n’était pas à son poste au début de la troisième. En fait, il avait aggravé une blessure qu’il avait subie quelques semaines auparavant contre les Oilers d’Edmonton.

Il s’agissait de la dernière fois que nous allions voir Price revêtir l’uniforme Bleu-Blanc-Rouge cette saison-là. Price n’est jamais revenu au jeu, lui qui venait de connaître un départ canon avec une fiche de 10-2-0, une moyenne de buts accordés de 2,06 et un taux d’efficacité de ,934.

À l’origine, le gardien des Canadiens devait rater quelques semaines. Toutefois, plus la saison avançait, plus son retour au jeu était reporté. Finalement, Price aura raté les 59 derniers matchs de l’équipe.

Et son absence s’est avérée catastrophique puisque les Canadiens ont subi 38 défaites (21-34-4) en 59 matchs pour compléter la saison.

Si les Canadiens avaient été les premiers dans la ligue pour les 23 premiers matchs, ils ont été les derniers pour les 59 derniers.

Ainsi, les Canadiens ont raté les séries.

Bien intentionné, le gardien Mike Condon a tenté de faire de son mieux en l’absence de Price, mais c’était trop lui demander puisqu’il en était à sa première saison dans la LNH et puisqu’il n’avait pas le profil d'un gardien numéro un. On a aussi fait confiance aux gardiens Ben Scrivens, Dustin Tokarski et Charlie Lingdren, mais c’était une charge trop imposante.

On ne le saura jamais, mais j’aurais aimé savoir ce qui serait arrivé si Price ne s’était pas blessé ou s’il était revenu au jeu après quelques semaines d’absence seulement.

Plutôt que d’être «vendeur» à la date limite des transactions cette année-là et plutôt que d’obtenir le neuvième choix au repêchage, qui est devenu Mikhail Sergachev, les Canadiens auraient pu continuer d’améliorer leur équipe dans le but de faire un bon bout de chemin en séries éliminatoires.

Mais ça, on ne le saura jamais.