Canadiens de Montréal

Danault: «un gros dilemme pour les Canadiens»

Publié | Mis à jour

S’il y a un dossier déchirant sur le bureau de Marc Bergevin, c’est bien celui de Phillip Danault. 

C’est du moins l’opinion exprimée par Louis Jean à l’émission JiC, mardi. Voyez sa chronique dans la vidéo ci-dessus.

«Il y a un gros dilemme pour les Canadiens. Bergevin doit être extrêmement déchiré. Tu sais que Jesperi Kotkaniemi et Nick Suzuki joueront éventuellement un plus gros rôle avec l’équipe. Est-ce que ça va arriver plus tôt que tard? On ne le sait pas. Tu veux garder Danault, mais tu te demandes à quel moment les deux autres auront plus de minutes. C’est là où ça devient plus difficile.» 

L’expert hockey de TVA Sports fait ainsi référence aux substantielles augmentations salariales que toucheront prochainement «KK» et Suzuki et les défis que celles-ci poseront pour rester sous le plafond.  

«Bergevin essaie le plus possible de respecter sa structure salariale. Je ne sais pas s’il a complètement respecté ça dans le cas de Brendan Gallagher, mais il s’est dit qu’il est tellement important pour la culture de l’équipe qu’il devait absolument trouver une façon de s’entendre avec lui. Je suis parfaitement d’accord avec le contrat qu’on lui a donné. C’est un joueur crucial.» 

«Le kid est devenu un homme»

Louis Jean pense la même chose au sujet de Danault. 

«Il faut absolument trouver une façon de le garder à long terme à Montréal. Danault fait partie des joueurs extrêmement importants qui composent le noyau de l’équipe, avec Carey Price, Shea Weber, Jeff Petry et Gallagher. Suzuki m’a déjà dit à quel point Danault a été important dans son développement.» 

Danault aussi a gagné en maturité, selon lui. 

«De ce que j’ai entendu de Danault aujourd’hui, le kid est devenu un homme. C’est incontestable qu’il est maintenant l’un des leaders de l’équipe. Il a énormément d’assurance et de confiance en lui. J’adore Danault parce qu’il se donne pour l’équipe.

«Pour lui, ça veut tout dire de porter le chandail des Canadiens. Ce n’est pas tout le monde pour qui cela a la même importance. Pour lui, c’est tellement important. Et il redonne à la communauté.»

Zéro négos

D’ailleurs, Danault a reçu mardi le trophée Jean-Béliveau pour son implication au sein de la communauté.

En vidéoconférence, il a affirmé que les négociations avec le CH sont au point mort. 

«Actuellement, il n’y a pas de négociations. C’est encore au point zéro.»

Dans une récente entrevue à JiC, Bergevin avait pourtant apporté un son de cloche un peu différent.

«On a eu des discussions en septembre et ça ne s’est pas déroulé comme le voulaient les deux clans, donc on a mis ça sur la glace en attendant, avait expliqué le DG. Je n’exclus pas qu’éventuellement, on va retourner à la table de négociations.»

Danault gagnera 3,083 millions $ la saison prochaine pour la dernière année d’un pacte de trois ans.

Des propos nuancés

Après l’élimination du CH au premier tour des séries face aux Flyers, Danault avait fait sursauter certaines personnes en mentionnant qu’il ne voulait pas se contenter d’un rôle de troisième joueur de centre, derrière Suzuki et Kotkaniemi. 

En gros, il avait lancé comme message qu’il n’avait pas l’intention de se limiter à un rôle défensif.

Il a nuancé ses propos mardi. 

«Je n’ai jamais dit que je voulais être le premier centre tous les soirs. De ma façon de voir les choses, c’est que le jour où je me décrirai comme un centre uniquement défensif, c’est quand j’arrêterai de m’améliorer. Je ne veux pas me placer dans une chaise précise.»

«J’aimerais servir de mentor pour les deux jeunes, a-t-il continué. Je veux qu’on s’aide et qu’on gagne ensemble. Je crois énormément en eux. Ils ont une bonne attitude et un beau potentiel.»

Voyez ici la vidéoconférence complète de Danault: