Canadiens de Montréal

Muller salue l'arrivée d'Anderson et de Toffoli

Publié | Mis à jour

Il n’y a toujours pas une date précise pour l’ouverture de la saison 2020-2021. Gary Bettman et les dirigeants de la LNH avaient ciblé le 1er janvier comme lancement, mais ça devient de plus en plus improbable.

Sans une entente rapide entre la LNH et l’Association des joueurs, il n’y aura probablement pas de miracle avec une ouverture de saison pour le Nouvel An. Le noeud de la guerre dans les négociations réside sur l’argent placé en fiducie (escrow) et sur les montants payés en différé. Avec des pertes énormes de revenus, les deux clans auront besoin de gymnastique comptable afin de respecter le partage 50-50 entre les revenus engendrés par les propriétaires et les salaires des joueurs.

Invité à une rencontre avec les médias en visioconférence, Kirk Muller ne s’est pas transformé en fiscaliste. Mais l’adjoint à Claude Julien a gardé une forme d’optimiste pour une reprise des activités prochainement.

«J’ai justement parlé avec Claude (Julien) la semaine dernière. On va voir ce qui va arriver d’ici une semaine ou deux, mais il y a des signes assez solides qui permettent de croire que nous allons pouvoir commencer la saison prochainement. À partir de là, on va pouvoir se mettre à échanger à partir d'appels sur Zoom. On va en gros faire la même chose que lors de notre préparation cet été avant les bulles.»

Muller n’a toutefois pas décrit avec une grande précision ce qu’il qualifiait de signes solides.

«Il n’y a rien de particulier, a-t-il répliqué. Nous aussi, nous attendons tous de savoir ce qui va arriver. Gary Bettman et la LNH veulent amorcer la saison, mais nous n'avons pas eu de mise à jour. Nous devons nous préparer en attendant de recevoir le signal de départ. Tout ce que nous pouvons faire, c’est de se concentrer sur notre propre travail.»

Vers le 20 janvier ?

Certains médias ont rapporté que les discussions se retrouvaient au point mort entre Bettman et Donald Fehr (président de l’AJLNH) depuis jeudi dernier. Techniquement, il ne s’agit pas d’un bon signe. Mais par expérience, c’est parfois dans les temps plus calmes, où les deux clans n’ébruitent pas d’informations, qu’une entente survient.

À New York, le réputé chroniqueur Larry Brooks s’est aussi montré très sceptique quant à la date de départ du 1er janvier et d’un possible calendrier de 60 matchs. Brooks a prédit un scénario semblable à celui des saisons 1994-1995 et 2012-2013 où la LNH avait joué ses premiers matchs le 20 janvier et le 19 janvier. Les deux fois, la LNH avait tenu un calendrier de 48 matchs au retour des lock-out.

Une division canadienne

Si la date et le nombre de matchs restent des mystères, la naissance d’une division entièrement canadienne pour cette saison uniquement semble de plus en plus réelle. Avec la fermeture de la frontière entre le Canada et les États-Unis, ça devient inévitable.

Pour Muller, cette possibilité semble bien concrète. D’ici les prochaines semaines, l’ancien capitaine du CH étudiera plus attentivement ses rivaux : les Maple Leafs, les Sénateurs, les Jets, les Oilers, les Flames et les Canucks. Surtout que tous les matchs devraient se jouer à l’intérieur de la même division.

«Encore une fois, je dirai que nous nous concentrerons sur notre groupe au départ, a mentionné Muller. Quand nous nous approcherons de la saison, nous pouvons présumer que nous jouerons dans une division canadienne, nous regarderons plus attentivement nos rivaux. Il y a des équipes dans l’Ouest que nous n’affrontons pas souvent.»

«Il y aura aussi des variables à évaluer, a-t-il poursuivi. Il y aura de longs voyages, des changements avec les fuseaux horaires si nous ne nous retrouvons pas dans une bulle pour jouer les matchs. Nous sommes chanceux dans l’Est puisqu’il y a une proximité géographique entre les équipes. Ce sera différent cette année.»

Une autre saison à son contrat

Sur le plan personnel, Muller retrouvera son poste d’entraîneur associé avec le CH. En séries, il avait remplacé Julien après son épisode cardiaque après le premier match au premier tour face aux Flyers de Philadelphie.

Questionné à savoir si ce bref passage comme entraîneur en chef avait rallumé une flamme en lui, Muller n’a pas fermé de porte.

«Pour vous dire la vérité, j’ai encore une année à mon contrat avec le Canadien, a-t-il précisé. J’ai beaucoup aimé les acquisitions de Berg (Bergevin). Quand tu regardes notre équipe, c’est excitant. Pour l’instant, j’ai hâte de retrouver notre groupe de joueurs et de revenir à Montréal. Mais si une occasion devait se présenter dans le futur, je ne suis pas différent d’un autre et j’analyserais cette offre.»

Voyez l'entrevue de Muller dans la vidéo ci-dessus.