Crédit : Rob Wallator / Hockey Canada

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Une motivation de plus pour Samuel Poulin

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Samuel Poulin ne s'en cache pas: lors de ses deux présences avec Hockey Canada, à la coupe Hlinka/Gretzky 2018 et au Championnat mondial des moins de 18 ans quelques mois plus tard, il n'a pas été en mesure de se montrer sous son meilleur jour. 

Pour y voir plus clair, il a fait appel à un psychologue sportif et il s’estime maintenant mieux outillé et prêt à faire sa place avec Équipe Canada junior. 

Le choix de premier tour des Penguins de Pittsburgh n’a pas voulu entrer dans les détails de ses entretiens avec son psychologue sportif, mais la confiance a été au cœur des discussions.

«J’ai beaucoup travaillé là-dessus pour arriver à ce camp prêt, a-t-il mentionné vendredi. Comparé à l’an dernier, je me sens plus confortable et plus en confiance en mes moyens. J’ai aussi eu la chance de jouer des matchs dans la LHJMQ ce qui m’aide beaucoup. Je veux démontrer de quel bois je me chauffe.»

L’an dernier, Poulin faisait partie des possibles candidats du circuit Courteau pour une invitation au camp de l’équipe nationale mais l’appel n’est finalement jamais venu.

«J’aurais aimé avoir une invitation mais c’est une motivation de plus pour moi cette année. Je sais que c’est ma dernière chance et je vais tout faire pour faire partie de cette équipe et l’aider à gagner la médaille d’or», ajoute l’attaquant de 19 ans.

Un duo intimidant 

Si on lit entre les lignes, l’entraineur d’ÉCJ André Tourigny offre une chance en or à Poulin de se faire valoir cette année.

Depuis le début du camp d’entrainement, l’ailier québécois s’entraîne aux côtés du deuxième choix au total du dernier repêchage et membre de l’équipe championne de l’an dernier Quinton Byfield, ainsi que de Peyton Krebs, un joueur fortement pressenti pour occuper l’un des douze postes d’attaquants partants avec l’équipe cette année.

«Ce sont deux très bons joueurs et c’est le fun de jouer avec eux. Par contre, il n’y a rien d’acquis et je dois faire mes preuves à chaque jour. C’est ce que j’essaie de faire en ce moment. Peut-être qu’il (André Tourigny) me donne une chance mais c’est à moi de la prendre et de m’assurer de bien faire durant les matchs.»

Chose certaine, un duo Byfield-Poulin aurait de quoi intimider les brigades défensives adverses. Selon le plus récent alignement fourni par Hockey Canada, Poulin mesure 6 pi 2 po et pèse 214 lb tandis que Byfield fait osciller le pèse-personne à 221 lb du haut de ses 6 pi 4 po.

«Quinton est un très bon joueur comme tout le monde le sait. Il a de super bonnes habiletés, il est gros physiquement et il gagne des batailles. Nous sommes deux gros bonhommes et il faudra jouer un style physique.»

But spectaculaire

Poulin ne passe pas inaperçu depuis le début du camp. En plus de son but spectaculaire inscrit mercredi, il s’est attiré l’éloge du gardien de but Tristan Lennox vendredi, lorsqu'un collègue lui a demandé qui étaient les joueurs qui possédaient les meilleurs lancers jusqu’à présent au camp de sélection.

«Poulin a un très bon lancer et une dégaine rapide. En plus, il n’a pas peur de foncer sur les rebonds. Je pense que lui et Byfield sont les deux lancers qui m’impressionnent le plus jusqu’à maintenant», a répondu le gardien.

Après quatre jours d’entraînement, Équipe Canada junior tiendra deux matchs intra-équipes, samedi et dimanche, puis un autre mardi. À noter que Xavier Simoneau a finalement obtenu son résultat négatif et a pris la direction de Red Deer, vendredi.