HKN-HKO-SPO-WINNIPEG-JETS-V-BUFFALO-SABRES

Crédit : AFP

LNH

«J’ai eu un moment de désespoir» - Hellebuyck

Publié | Mis à jour

La route vers la Ligue nationale de hockey et vers la conquête du trophée Vézina n’a pas été sans heurts pour Connor Hellebuyck. Mais le gardien des Jets de Winnipeg a su tirer profit des obstacles qui se sont dressés sur son chemin.

«Dans la route vers la perfection, tu dois échouer, a dit l’athlète originaire du Michigan dans une entrevue publiée sur le site de la fédération américaine de hockey. C’est dur à voir dans le moment que tu dois échouer pour apprendre ce qu’est réellement la perfection. Mes plus grandes améliorations je les ai faites après avoir échoué.»

Hellebuyck n’a pas brûlé les étapes et a dû faire sa place à chacun des échelons franchis au cours de sa carrière. Il n’a pas été recruté lorsqu’il évoluait à l’école secondaire Walled Lake Northern, dans la ville de Commerce, alors il a pris la direction du Michigan Development Hockey League (MDHL). Même s’il s’y est fait remarquer, il ne s’est pas fait repêcher par la United States Hockey League, la meilleure ligue junior aux États-Unis, ni par la NAHL.

«Ça a fait mal, car je croyais que ça fonctionnerait dans l’une des deux ligues, a indiqué le gardien de 27 ans. J’ai eu un moment de désespoir et ensuite j’ai recommencé à travailler.»

Ses efforts lui ont finalement valu un essai dans la NAHL avec les Jackalopes d’Odessa au Texas.

«Je me suis dit que j’allais faire en sorte que ça fonctionne, peu importe ce qui allait arriver. C’est devenu mon seul et unique objectif. Mes plans A, B et C étaient tous de faire l’équipe. C’était mon objectif, j’ai travaillé fort et le reste, c’est de l’histoire.»

Éthique de travail

Pour Hellebuyck, ce moment a été fondamental puisqu’il lui a permis de développer une éthique de travail. Que ce soit en division I du hockey collégial avec l’Université du Massachusetts, dans la Ligue américaine de hockey à St. John et au Manitoba ou dans la LNH avec les Jets, son ardeur au travail lui a valu le succès.

«Quand tu as de petits échecs, tu comprends ce que tu ne fais pas bien et tu apprends à te corriger. J’en ai eu une tonne, mais j’ai aussi eu beaucoup de fun.»

Sa conquête du trophée Vézina en septembre dernier a été le couronnement ultime de ses efforts et de sa persévérance.

«C’était sur ma liste de souhaits que je voulais réaliser. Ça signifie beaucoup pour moi. J’étais prêt à tout faire pour accomplir cet objectif et je suis très heureux d’avoir réussi.»