Patrick Roy

LNH

Décès de Pat Burns: 10 ans déjà

Publié | Mis à jour

Entraîneur ayant fait sa marque par son excellence et aussi par ses sautes d’humeur savoureuses, Pat Burns nous quittait il y a exactement 10 ans, soit le 19 novembre 2010.

Intronisé au Temple de la renommée du hockey quatre ans après son décès, le Québécois savait exprimer clairement son message, autant derrière le banc que devant les médias. Certains, que ce soit des joueurs, des arbitres ou des journalistes, ont eu droit à ses excès de colère. Cependant, cela n’a pas empêché le Québécois d’obtenir passablement de succès tout en attirant la sympathie.

L’ancien policier a récolté 501 victoires de saison régulière dans la Ligue nationale de hockey, ce qui lui vaut le 25e rang de l’histoire à ce chapitre. Il a aussi empoché quelques trophées, ayant notamment gagné la coupe Stanley une fois. Question de se remémorer sa belle carrière, voici un bref résumé – en cinq villes – de son parcours qui l’a mené au Panthéon.

- Gatineau

Burns a fait ses classes comme instructeur-chef avec les Olympiques de Hull durant trois saisons, menant la formation de l’Outaouais vers le championnat de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) en 1985-1986. Cette année-là, il a pu compter sur un redoutable duo de marqueurs, soit celui de Luc Robitaille et de Guy Rouleau. Les deux hommes avaient chacun amassé 191 points, aidant Hull à dominer le circuit avec 108 points au classement et à tout rafler lors des éliminatoires provinciales.

Malheureusement pour l’entraîneur et ses troupiers, le rêve d’une coupe Memorial s’est évanoui en finale, en vertu d’une défaite de 6 à 2 aux mains des Platers de Guelph. Lors de ses deux autres campagnes à la barre des Olympiques, Burns a vu les siens s’incliner au premier tour des séries de la LHJMQ.

- Montréal

Après un passage d’un an avec le club-école situé à Sherbrooke, Burns a eu droit à toute une promotion : il a remplacé Jean Perron comme pilote du Canadien de Montréal. Ses débuts au Forum en 1988-1989 furent pour le moins sensationnels : le deuxième rang de la Ligue nationale (LNH) avec 53 victoires et 115 points, ainsi que le trophée Jack-Adams, remis à l’instructeur par excellence.

Encore une fois, Burns est arrivé à court dans une finale, le Tricolore pliant l’échine en six matchs devant les Flames de Calgary. C’est le plus proche de la coupe Stanley qu’il a été durant son séjour dans la métropole québécoise. S’emportant souvent contre certains joueurs - Shayne Corson peut en témoigner encore aujourd’hui -, le Québécois a perdu en finale de la section Adams face aux Bruins de Boston lors de ses trois dernières saisons avant de quitter Montréal au profit des Maple Leafs de Toronto au printemps 1992.

- Toronto

Pendant que Jacques Demers prenait sa place chez le Canadien, Burns s’est joint aux Leafs et à l’image de son séjour avec son ancienne organisation, il a connu un départ fracassant avant que la situation ne se détériore. Il a mis la main sur un autre trophée Jack-Adams en 1992-1993, ses hommes totalisant 44 victoires et passant à un gain d’atteindre la finale, où ils auraient affronté le Bleu-Blanc-Rouge.

Malgré la présence du prolifique Doug Gilmour et du gardien Félix Potvin, Toronto a aussi perdu au troisième tour un an plus tard et n’a plus gagné une ronde éliminatoire sous la gouverne de Burns, congédié après 65 parties en 1995-1996.

- Boston

Les Bruins ont donné une chance à Burns avant la saison 1997-1998, après qu’il eut pris une pause d’un an. Ce fut le jour de la marmotte pour le principal intéressé, qui a remporté son troisième et dernier Jack-Adams à ses débuts avec sa nouvelle équipe. C’est d’ailleurs lui qui a dirigé Joe Thornton à sa campagne initiale dans la LNH. Même si celui-ci a été limité à neuf points en 55 sorties, son instructeur s’est montré patient à son égard et sa patience a rapporté gros.

Burns est resté au Massachusetts un peu plus de trois ans, étant limogé tôt en 2000-2001. Il se trouvait déjà sur la corde raide, car les Oursons avaient raté les séries au printemps précédent.

- East Rutherford, New Jersey

C’est avec les Devils du New Jersey que Burns a finalement réalisé son ambition de remporter une coupe Stanley. Toutefois, ce fut loin d’avoir été simple. À sa première année avec le club en 2002-2003, il a dû attendre le septième et dernier duel de la finale face aux coriaces Mighty Ducks d’Anaheim – menés par Paul Kariya et le gardien Jean-Sébastien Giguère, récipiendaire du Conn-Smythe - pour boire du champagne dans le précieux trophée.

Burns est demeuré en poste la saison suivante, mais a quitté son poste en 2005 en raison du cancer qu’il combattait depuis un an. Il était néanmoins resté au sein de l’organisation à titre de conseiller.