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Mark Barberio veut réaliser une première

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À 30 ans, Mark Barberio a probablement fait son deuil de la Ligue nationale de hockey. L’ancien défenseur du Lightning, du Canadien et de l’Avalanche a trouvé la paix d’esprit avec le Lausanne HC, dans la National League, en Suisse.

Barberio a choisi de traverser l’océan Atlantique pour la première fois. En Suisse, il a gagné un rôle important, tant sur la glace que dans le vestiaire de l’équipe. Malgré son inexpérience du hockey européen, le Montréalais a hérité du titre de capitaine quelques semaines seulement après son arrivée à Lausanne. 

«Je ne m’y attendais pas du tout, a raconté Barberio lors d’une longue entrevue téléphonique accordée au Journal. Je suis un nouveau, c’est ma première saison en Europe. Je crois que Macty (Craig MacTavish) a vu des qualités de meneur en moi. Il m’a fait confiance. C’est un immense honneur. Lausanne est une belle équipe en Suisse.»

«J’ai maintenant la chance de représenter cette équipe comme capitaine. Ça me rend fier. Lausanne n’a jamais remporté le championnat de la National League en Suisse. Mon but est de devenir le capitaine qui gagnera un premier titre pour cette ville.»

Honneur

Barberio parle avec une grande fierté dans la voix de son titre de capitaine.

«C’est l’un des beaux accomplissements de ma carrière, a-t-il dit. Je me trouve chanceux. J’ai joué pour le Canadien dans la LNH, c’était un rêve d’enfance. J’ai connu de belles années dans la Ligue américaine à Syracuse et Norfolk avec une coupe Calder (2012) et un titre de défenseur de l’année (trophée Eddie-Shore). Mais d’être le capitaine d’une équipe, je considère ça vraiment spécial.»

À ses huit saisons dans la LNH, Barberio a joué pour quatre capitaines : Martin St-Louis et Steven Stamkos à Tampa, Max Pacioretty à Montréal et Gabriel Landeskog au Colorado.

«On parle de bons meneurs, a-t-il répliqué. Mais je ne veux pas calquer une seule personne. Et pas juste ceux de la LNH. J’ai joué pour de bons capitaines dans la Ligue américaine aussi. Quand j’ai gagné à Norfolk, Mike Angelidis était notre capitaine. J’ai beaucoup appris de lui : comment devenir un pro, quand parler, quand ne rien dire.»

«Je veux m’inspirer de mes anciens capitaines, mais je dois aussi rester fidèle à mon image. Je ne peux pas changer ma personnalité juste en raison du ‘‘C’’ sur mon chandail. J’ai toujours priorisé les succès de l’équipe avant les succès personnels. Ça ne changera pas.»

Trois ans

Barberio aura le temps de poser ses valises dans cette ville qui borde le lac Léman, dans le canton francophone de Vaud.

«Ils m’ont proposé un contrat de trois ans. Je ne pouvais pas dire non à ce type de sécurité, a-t-il expliqué. Si j’étais resté en Amérique du Nord, j’aurais pu me trouver un contrat, mais on aurait probablement parlé d’une entente d’une seule saison. Et j’avais des chances de me retrouver dans la Ligue américaine. Pour moi, le contrat de trois ans était très attrayant. C’était difficile de dire non.»

«J’avais comme plan de venir finir ma carrière en Europe. Mon style de jeu cadre bien avec la Suisse et l’Europe. J’ai la rapidité et le sens du jeu offensif. En janvier ou février, je n’avais probablement pas en tête de traverser l’Atlantique. Dans ma tête, je voulais poursuivre l’aventure dans la LNH. Mais avec l’incertitude reliée à la pandémie, ça devenait un choix logique. J’ai reçu un appel de l’équipe de Lausanne au printemps.»

Au sommet de la ligue

Avant le gel du calendrier pour une dizaine de jours pour la formation de Lausanne en raison de cas positifs à la COVID-19, Barberio avait eu le temps de laisser une très bonne impression. Sur le plan collectif, Lausanne se retrouvait au sommet des 12 équipes de la National League avec six victoires, deux victoires en prolongation et deux revers après 10 rencontres.

Sur le plan personnel, Barberio trônait au premier rang des joueurs du circuit pour le temps d’utilisation à 26 min 36 s. Il avait également amassé 5 points (1 but, 4 passes) à ses 10 premières sorties.

«Ça fait du bien de retrouver un gros rôle. C’est ce que tu recherches comme joueur. Tu veux avoir une influence importante. C’est souvent à ce moment que tu joues ton meilleur hockey. Je sais que je serai pas mal utilisé. Je ne suis pas nerveux de commettre une erreur. Je n’ai plus peur d’être rayé de la formation pour la rencontre suivante.»