Canadiens de Montréal

«La prochaine fois que tu me refais ça, je t’arrache la tête!»

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L’ancien entraîneur des Canadiens Michel Therrien et le journaliste de TVA Sports Marc-André Perreault entretiennent aujourd’hui une très belle relation, mais c’est loin d’avoir toujours été le cas! 

De passage dans les studios de l’émission «Dave Morissette en direct», lundi, le reporter est revenu sur une engueulade mémorable qu’il a eue avec Therrien lors de la saison 2014-2015.    

«On est à Los Angeles après un entraînement. Pendant la pratique, je remarque que Galchenyuk est utilisé à la pointe en avantage numérique. Lors du point de presse, je lui demande ce qu’il pense qu’Alex peut lui apporter en tant qu’arrière sur le jeu de puissance.

«Il me répond alors très sèchement: “Galchenyuk est un attaquant”.

«Dans ma tête, le hamster tourne et je me dis que je ne peux pas me laisser intimider comme ça. Je lui repose donc ma question d’une autre façon. Mais il me répète encore plus sèchement : “Je t’ai dit que Galchenyuk était un attaquant”.

«Le point de presse se termine et Michel vient me voir directement. Devant tout le monde il me lance : “as-tu fini avec tes *!&$?/$*! de questions?”.

«Moi, dans la vie, tu peux me dire que je suis une vidange quand on est à l’écart, mais ne m’humilies pas en public! J’ai explosé et je lui ai balancé plusieurs choses qui ne se répètent pas à la télévision. Heureusement, le lendemain on s’est recroisés et on a enterré la hache de guerre. Mais je lui ai dit : “La prochaine fois que tu me refais ça, je t’arrache la tête!”

«J’ai revu Michel il y a deux ans et il m’a dit : “Maudit que je t’ai respecté après cette querelle-là! J’ai compris qu’on ne pouvait pas te niaiser.”

Les bonnes questions    

Marc-André Perreault a également, lors du segment, répondu à une question que les amateurs se posent très souvent lorsqu’ils analysent le travail des journalistes sportifs : «pourquoi ne posent-ils pas les vraies questions aux joueurs?»

Si par «vraies questions» les gens parlent de «sermonner un joueur après une mauvaise performance», il faut faire très attention, souligne le journaliste. 

«Ce n’est pas comme ça que ça marche! Les joueurs deviennent en quelque sorte des collègues de travail dans la mesure où on les côtoie chaque jour. Si moi j’entre dans le vestiaire du CH et je me mets à dire à un joueur que la défaite est de sa faute, je vais me faire attendre avec une brique et un fanal le lendemain!»

Voyez l’extrait complet dans la vidéo ci-dessus.