Canadiens de Montréal

«Mon but est de devenir un pro pour l'an prochain»

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Cole Caufield et les Badgers de l’Université du Wisconsin ont ouvert leur saison 2020-2021 au cours de la fin de semaine avec deux victoires de 2 à 0 et de 5 à 3 contre les Fighting Irish de l’Université Notre-Dame.

Caufield, le choix de premier tour (15e au total) du Canadien en 2019, a écrit son nom sur la feuille de pointage à ses deux premières sorties, récoltant une passe à chacune des deux rencontres.  

Au-delà des statistiques personnelles, l’Américain originaire du Wisconsin se réjouissait surtout à l’idée d’avoir foulé la glace à nouveau. Les Badgers n’avaient pas joué un seul match depuis le 7 mars, soit le jour de leur élimination contre Ohio State au premier tour de la conférence Big Ten.

«C’est un bon sentiment de recommencer à jouer, nous étions l’une des premières équipes de la NCAA à jouer des matchs cette année, a mentionné Caufield lors d’une visioconférence avec une poignée de journalistes du Wisconsin et de Montréal. Nous avions hâte à ce retour, ça fait du bien de retrouver une forme de normalité dans nos vies malgré la pandémie.»

«Il n’y a rien comme un véritable match pour regagner notre synchronisme, a-t-il renchéri. Comme équipe, je trouve que nous avons très bien joué. Après une longue pause (huit mois), nous ne pouvons pas nous plaindre. Nous avons signé deux victoires à nos deux premiers matchs. C’est un bon départ. Je me sentais bien sur la glace. Mais ce n’est pas facile d’obtenir des points dans cette division. J’aurai besoin d’un peu de temps. Sauf que je ne peux pas être déçu après deux victoires.»

Des objectifs élevés 

À sa saison recrue l’an dernier dans la NCAA, Caufield a fini au sommet des marqueurs chez les Badgers avec 36 points (19 buts, 17 passes) en 36 matchs. Pour sa deuxième année, le petit ailier droit de 5 pi 7 po et 165 lb a des ambitions encore plus grandes, surtout sur le plan collectif.

«Oui, je crois que c’est possible de produire à un rythme encore plus élevé cette année, d’avoir un peu plus d’un point par match en moyenne, a-t-il dit. Tant que nous gagnerons, je sais que je marquerai des buts. J’ai toutefois retenu la leçon de l’an dernier. Ma moyenne d’un point par match n’avait pas beaucoup d’importance puisque l’équipe (14-20-2) ne remportait pas assez de victoires. Pour moi, la victoire restera toujours la chose la plus importante. Et avec une bonne équipe sur la glace, je réussirai à récolter mes points.»

À ses deux premiers matchs, Caufield a joué à l’aile droite aux côtés de deux joueurs qui en sont à leur quatrième année dans la NCAA, le centre Ty Pelton-Byce et l’ailier gauche Linus Weissbach, un choix de 7e tour des Sabres de Buffalo en 2017.

Une dernière saison ? 

Caufield a toujours manifesté son désir de faire le saut chez les professionnels le plus rapidement possible. À son premier camp de développement à l’été de 2019 à Montréal, il avait déjà dit qu’il chercherait à porter l’uniforme du Canadien dans un avenir rapproché.

S’il a accepté de prolonger son séjour au Wisconsin pour une deuxième année, après des discussions avec Marc Bergevin, Caufield n’a pas changé son discours.

«C’est mon but de devenir un pro pour la prochaine saison, a répliqué l’Américain. Mais il y a encore bien du temps avant ça et plusieurs choses pourraient survenir. C’est difficile de prédire quoi que ce soit en plein cœur d’une pandémie. J’espère m’améliorer le plus possible au cours des prochaines semaines afin d’atteindre mon objectif.»

Une frousse 

À sa deuxième sortie contre Notre-Dame, Caufield s’est fait renverser par une percutante mise en échec de l’attaquant Colin Theisen. Il venait de décocher un tir et il coupait vers le centre de l’enclave avant de recevoir la visite de Theisen. L’attaquant des Irish a été expulsé pour ce geste, alors que Caufield n’a pas subi de blessure.

«C’était une mise en échec légal à mes yeux, mais je n’ai pas eu la chance de le voir arriver, a-t-il répliqué. C’était une grosse mise en échec et les gens ont commencé à paniquer. Je m’étais placé dans une situation vulnérable, je devrai apprendre de ce jeu. Ça fait partie du hockey. Je me sens bien.»