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Shattenkirk pourra-t-il transformer les Ducks?

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Dire que l’avantage numérique des Ducks d’Anaheim a été faible en 2019-2020 relève de l’euphémisme. L’entraîneur-chef Dallas Eakins a identifié ce problème et a agi en acquérant les services du vétéran défenseur Kevin Shattenkirk à l’entre-saison.

L’arrière de 31 ans vient tout juste de gagner la coupe Stanley avec le Lightning de Tampa Bay et a rebondi de belle façon après quelques saisons plus difficiles. Eakins aime beaucoup ses qualités, lui qui a vu son équipe offrir à Shattenkirk un contrat de trois ans et 11,7 millions $.

«Il réfléchit au jeu de belle façon. Il se greffe bien. Il bouge bien la rondelle, a analysé le pilote vendredi, en entrevue avec le “Los Angeles Daily News”. Il reste calme et il aide notre avantage numérique.»

C’est justement dans ce département de jeu que Eakins avait besoin de renfort. L’attaque massive des Ducks s’est classée au 30e rang dans la Ligue nationale de hockey, avec un faible pourcentage de réussite de 14,7 %. Seul un joueur (Adam Henrique) a été en mesure de frapper plus de cinq fois avec l’avantage d’un homme.

«Nous partions de zéro avec le jeu de puissance presque tous les soirs, changeant les gars constamment et essayant des choses différentes. Cette année, nous garderons les cinq mêmes. Nous changions toujours les groupes afin de trouver la combinaison gagnante. C’était une erreur de notre part», a reconnu Eakins.

Imiter le Lightning

Shattenkirk n’est plus le quart-arrière qu’il a été avec les Blues de Saint-Louis lors de ses meilleures années, mais il reste un joueur qui a obtenu plus de 20 points sur l’avantage numérique à cinq reprises. Il devrait surtout avoir le champ-libre pour avoir du temps de qualité en attaque à Anaheim.

«Shattenkirk peut aider. [...] Il peut dire, “voici quelques trucs qui nous ont aidé à Tampa”, a poursuivi Eakins. On doit aller au-delà de ce qui s’est passé dans le passé. Alors nous n’avons pas marqué sur celui-ci, ça ne veut pas dire que nous ne marquerons pas sur le prochain. Nous devons nous défaire de cette béquille mentale.»

L’entraîneur et son équipe sont fins prêts à un retour à l’action en janvier. Après tout, les Ducks n’ont pas participé aux séries éliminatoires et n’ont pas foulé une patinoire de la Ligue nationale depuis mars.

«Nous sommes prêts. Tout est fait, des systèmes aux ajustements de systèmes. Vraiment, il n’y a plus de travail à faire», a confirmé Eakins.