Dave Morissette en Direct

Richard Legendre, souverainiste jusque sur les terrains de tennis

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D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Richard Legendre est souverainiste. 

Il ne s’en est d’ailleurs jamais caché. Même sur les terrains de tennis!  

«J’étais un peu révolutionnaire à l’époque avec mon bandeau fleurdelysé. En 1971, quand j’ai remporté le Championnat canadien junior à Vancouver, je jouais avec un t-shirt fleurdelysé. C’était assez spécial. J’ai toujours été convaincu et je le suis resté», a-t-il dit à l’émission Dave Morissette en direct, mardi soir, dans le cadre de la semaine thématique politique. Voyez cette entrevue dans la vidéo ci-dessus.

Son meilleur ami, Réjean Genois, qui était autrefois son plus grand rival, a d’ailleurs raconté une anecdote qui en dit long sur les convictions politiques de l’ancien député du Parti Québécois. 

«Une fois, dans un tournoi à Cap-Rouge, Richard affrontait un joueur de Vancouver et l’arbitre sur la chaise, un Québécois, donnait le pointage dans les deux langues. Richard s’était offusqué en disant : "Pourquoi quand on joue à Vancouver, on donne le score seulement en anglais?" Je pense qu’il l’avait même menacé d’arrêter de jouer.»

À cette époque, Legendre n’avait pas de plan pour son après-carrière. 

«À 25 ans, je me demandais bien ce que j’allais faire dans la vie après le tennis. Je n’en avais aucune idée. Je n’aurais jamais été capable de prévoir le parcours que j’ai eu», a-t-il affirmé. 

Sa feuille de route est effectivement très longue et impressionnante : après avoir agi comme directeur de deux circuits ainsi que des Internationaux de tennis du Canada, il a été élu député du comté de Blainville en 2001. Il a ensuite été nommé ministre responsable de la Jeunesse, du Tourisme, du Loisir et du Sport, en plus de se voir confier par la suite celui de la Faune et des Parcs. Après, il est devenu le vice-président exécutif de l’Impact de Montréal et du Stade Saputo. 

Maintenant à la «retraite» depuis décembre 2019, il s’investit comme professeur associé au HEC Montréal dans un programme de gestion du sport.

Amis dans la vie, ennemis sur les courts 

Legendre et Genois se sont connus dans les années 1960 à Québec. Ils sont amis depuis tout ce temps. 

«On a noué une amitié qui dure encore maintenant. C’était mon meilleur ami et mon grand rival. Quand je jouais junior, c’était le gars que je voulais le plus battre. Un moment donné, il a pris le dessus sur moi, a reconnu Legendre. Je n’étais plus capable de le battre, c’était toujours la même histoire. 

«La seule fois que j’ai gagné le Championnat canadien junior, c’est parce qu’il ne pouvait pas jouer puisqu’il était trop vieux de deux jours. Pour une fois que je ne l’avais pas dans les jambes!   

«On a ensuite étudié ensemble à Florida State University, on a voyagé en Europe, on a tout fait ensemble.»  

Genois est encore le meilleur aujourd’hui, admet Legendre. Pour une raison bien précise. 

«La seule raison pour laquelle je le battais, c’est que je suis plus vieux que lui de 20 jours! L’expérience est très importante au tennis.»