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LHJMQ

Hockey Canada accommode Mercer et Lapierre

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Hockey Canada fera preuve de flexibilité si les attaquants des Saguenéens de Chicoutimi Dawson Mercer et Hendrix Lapierre arrivent en retard au camp d’Équipe Canada junior (ÉCJ), qui débute mardi prochain à Red Deer en Alberta, en raison du cas de COVID-19 déclaré chez un membre du personnel de l’équipe la fin de semaine dernière.

C’est ce qu’a confirmé Hockey Canada au Journal de Québec lundi. 

La fédération avait mentionné récemment qu’une fois le camp d’entraînement commencé, il serait impossible pour un joueur de rejoindre l’équipe avant le 13 décembre, date où ÉCJ se déplacera de Red Deer vers Edmonton, en vue du Mondial junior qui se mettra en branle le 25.

Toutefois, avec la possibilité que d’autres situations comme celle qui touche les Sags surviennent d’ici mardi prochain, notamment avec le début imminent de la saison dans la NCAA, Hockey Canada préfère s’offrir une marge de manœuvre.

«On fera preuve de flexibilité avec les deux joueurs des Saguenéens, tout en respectant les demandes des autorités sanitaires», a assuré le directeur des communications de la fédération canadienne de hockey, Dominick Saillant.

On ne sait toujours pas quand Mercer et Lapierre pourront prendre la direction de l’Alberta. Pour l’instant, un seul cas a été confirmé au sein de l’organisation des Saguenéens, mais tous les joueurs et le personnel ont été soumis à des tests lundi matin. Des cas supplémentaires pourraient donc être confirmés au cours des prochains jours.

Comme ce fut le cas chez les trois autres formations de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) atteintes par la COVID-19, les Sags se prêtent actuellement à une quarantaine obligatoire de 14 jours lors de laquelle ils devront demeurer à la maison, mais on ne sait toujours pas quand cette quarantaine se terminera.

Comme le stipule le protocole de la LHJMQ, la période d’isolement débute théoriquement au moment du dernier contact avec la personne infectée. Dans le cas qui nous intéresse, la dernière fois que l’organisation des Saguenéens a été en contact avec le membre du personnel déclaré positif, c’est le mardi 3 novembre dernier, lors du dernier match des Bleus avant que la région de Saguenay–Lac-Saint-Jean ne bascule en zone rouge, nous a-t-on confirmé lundi.

C’est donc dire que si aucun autre cas n’est confirmé, la quarantaine de la formation dirigée par Yanick Jean prendra fin le 17 novembre, soit le jour de l’ouverture officielle du camp d’entraînement d’Équipe Canada junior. Toutefois, si un autre cas est confirmé, la quarantaine débutera à partir du dernier contact avec cette personne.

Mercer a hâte

Néanmoins, Mercer a seulement hâte de revivre l’expérience de l’an dernier, lui qui faisait partie de l’équipe nationale qui a rapporté l’or d’Ostrava, en République tchèque.

«Je me sens bien en ce moment. Maintenant, c’est un processus qu’on va prendre un jour à la fois. Même si on est en quarantaine, j’ai tout ce qu’il faut pour demeurer en forme. Je veux jouer un rôle important avec l’équipe cette année et avoir un impact. Mon but est d’être un joueur efficace sur 200 pieds et sur qui les entraîneurs vont compter dans toutes les situations.»

Lapierre participera, quant à lui, à son premier camp d’Équipe Canada junior.

L’incertitude plane toujours  

À une semaine du début du camp d’Équipe Canada junior (ÉCJ), la présence du jeune défenseur et espoir de premier plan en vue du prochain repêchage Owen Power demeure incertaine.

L’entraîneur des Wolverines du Michigan dans la NCAA, Mel Pearson, n’a toujours pas décidé s’il prêterait le jeune défenseur à l’équipe nationale. Son équipe entamera sa saison le 14 novembre prochain et disputera dix matchs jusqu’à la pause des Fêtes, le dernier étant prévu pour le 9 décembre. Le camp d’ÉCJ, lui, se met en branle officiellement mardi prochain, le 17 novembre, pour ce qui se voudra une préparation d’une cinquantaine de jours avant le début du Championnat mondial de hockey junior, le 25 décembre.

Puisque le camp aura lieu à huis clos et dans un contexte de bulle fermée, les Wolverines devraient se priver de Power pour quelques matchs importants, ou même s’il devait faire un bout de chemin au camp d’entraînement pour la totalité de la première moitié de saison.

Dans le meilleur des mondes, Pearson aimerait garder Power avec les Wolverines jusqu’au 9 décembre et, ensuite, le prêter à ÉCJ.

Techniquement, donc, Équipe Canada junior pourrait le rapatrier à partir du 13 décembre lorsqu’elle entrera officiellement dans la bulle à Edmonton.

Toutefois, en étant réaliste, rater le camp d’entraînement anéantirait fort probablement ses chances de percer l’alignement canadien.

«Je comprends que l’équipe canadienne a besoin de ses joueurs sur la glace puisqu’aucune ligue, sauf celle du Québec, ne joue en ce moment. De notre côté, nos joueurs, dont Owen, sont sur la glace depuis un bon moment. Il faut aussi prendre en considération la portion scolaire du dossier. De demander à un joueur de partir pour 51 jours, c’est beaucoup demander à un étudiant-athlète», a mentionné Pearson, lundi, lors d’une visioconférence à laquelle a participé Le Journal.

Plusieurs scénarios

Pearson n’a toutefois pas fermé la porte à d’autres scénarios. À l’heure actuelle, le seul qui est coulé dans le béton est celui qui veut que Power soit libéré à partir du 10 décembre.

«S’il demeure ici jusqu’au 10 décembre, il aura joué dix matchs âprement disputés et très intenses. Il sera préparé à rejoindre l’équipe canadienne. Notre principal souci est de s’assurer de prendre la bonne décision pour Owen à long terme et c’est pourquoi nous sommes en contact avec ses professeurs, les responsables scolaires de l’équipe ainsi que ses parents.»