LHJMQ

Un Québécois impressionne les Flyers

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La saison de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) est pour le moins atypique en cette période du coronavirus, mais cela n’empêche pas l’espoir des Flyers de Philadelphie Elliot Desnoyers de déployer son talent sur la patinoire.

Sélectionné au cinquième tour par l’organisation de la Pennsylvanie au plus récent repêchage de la Ligue nationale, le joueur de 18 ans accumule les points à une vitesse impressionnante en 2020-2021.    

Avec les Mooseheads de Halifax, il en a amassé 20 en 12 rencontres jusqu’ici. Vendredi, le natif de Saint-Hyacinthe a touché la cible quatre fois aux dépens des Islanders de Charlottetown, avant d’ajouter trois points contre les Sea Dogs de Saint John le lendemain.

D’ailleurs, les Flyers se félicitent de l’avoir choisi au 135e rang de l’encan amateur et voient déjà en lui un hockeyeur capable d’assumer des responsabilités importantes. La progression de l’ancien des Wildcats de Moncton est bien visible.

«Il était un jeune joueur dans un rôle moindre [l’an passé]. Tôt dans le calendrier régulier, lorsqu’il n’en avait pas vraiment un, son entraîneur John Torchetti [à Moncton] a dit : "regardez bien ce jeune. Il est réellement complet. Il sera plus fort et il y a beaucoup dans son jeu". Cette année à Halifax, il évolue sur le gros trio. Il joue dans toutes les situations et il est récompensé avec des points. C’est bien, mais aussi, son jeu se déroule sur 200 pieds. Il est en bonne position», a expliqué l’adjoint au directeur général des Flyers, Brent Flahr, au quotidien Philadelphia Inquirer.

Toutefois, Flahr semble voir le patineur de 5 pi et 11 po et 172 lb dans un rôle plus défensif. Le journal local a d’ailleurs souligné les 16 mises au jeu sur 30 remportées par le Québécois durant la rencontre de vendredi.

«Ce sera un gars pouvant écouler les punitions et donner de l’énergie, a indiqué le dirigeant. Il peut se salir le nez et se diriger au filet. Il obtiendra sa part d’occasions de marquer.»

Le principal intéressé se dit quant à lui prêt à contribuer sur la patinoire, peu importe la mission qui lui est confiée.

«Je suis le genre de gars qui ne sera pas plus le plus flamboyant sur la première ligne. Je peux aider n’importe où ailleurs», a précisé celui qui souhaite améliorer son coup de patin.

De l'aide de Jean-Jacques Daigneault   

En Nouvelle-Écosse, Desnoyers peut compter sur l’aide de son entraîneur-chef Jean-Jacques Daigneault, un ancien défenseur qui connaît bien Philadelphie. Celui-ci y a joué durant la décennie 1980, aidant les Flyers à atteindre la finale de la coupe Stanley en 1987, durant laquelle il a inscrit le but décisif du sixième match de la série face aux Oilers d’Edmonton.

Pour Desnoyers, nul doute ne fait qu’il se retrouve entre bonnes mains au sein de l’équipe de la Ville de l’amour fraternel.

«Nous en avons parlé un peu. Il m’a dit à quel point il s’agissait d’une excellente organisation. Il connaît encore des gens là-bas. Je suis sûr qu’il se souviendra de son but pour le reste de sa vie et moi, j’espère un jour que je pourrai faire la même chose», a-t-il admis.

Pour l’instant, il se dit seulement heureux de jouer au hockey, la COVID-19 compliquant la tâche de tous.

«Nous sommes chanceux d’être sur la glace et de jouer, a-t-il affirmé. Je sais que ce n’est pas ainsi partout ailleurs. C’est un privilège et nous devons agir responsablement. À tout moment, un cas peut être détecté dans l’équipe et faire tomber les plans.»