Dave Morissette en Direct

«Il faut sacrer après pour qu'ils comprennent»

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Le métier d'arbitre n'a jamais été de tout repos. Justin St-Pierre et Jonny Murray en ont parlé à Dave Morissette, mercredi. Les deux hommes zébrés étaient les invités de Dave dans le cadre de la thématique sur les métiers reliés au hockey. 

Selon Murray, il est crucial d'avoir de bonnes relations avec les joueurs et les entraîneurs ainsi que de communiquer de la bonne façon pour avoir du succès dans ce métier.   

«La force d'un arbitre ou d'un juge de lignes, c'est la communication. Tu dois t'adapter aux joueurs. Ils sont tous différents. Avec certains, tu dois lever le ton. Et avec d'autres, il faut sacrer après pour qu'ils comprennent.»

De son côté, St-Pierre affirme qu'avoir un bon jugement est la qualité la plus importante pour mériter le respect des autres.

«C'est important d'avoir un bon coup de patin, mais au final c'est ton jugement qui va te définir. J'ai commencé à 15 ans pour faire un peu d'argent avec ça et j'ai été en mesure de gravir les échelons rapidement grâce à ça.»

Le défi de la langue   

Si Murray et St-Pierre ont un point en commun, c'est bien la barrière de la langue. Les deux éprouvaient des problèmes à parler en anglais lorsqu'ils ont obtenu une promotion dans la LNH.

«Je me suis retrouvé dans la LHJMQ à 18 ans et l'année suivante, j'ai commencé un séjour de cinq ans dans la Ligue américaine. Le 11 juin 2000 à 19h11 le soir, j'ai reçu l'appel de la LNH. Je m'en souviens encore. Mes deux enfants étaient à la maison et ma femme était allée voir un film au cinéma. J'étais vraiment content, mais j'avais une crainte parce que j'étais seulement capable de dire mon nom en anglais. J'ai demandé à tous mes amis de venir me voir et j'ai fait une petite fête. Le lendemain matin, je me demandais si j'avais fait un rêve. J'ai même téléphoné à la LNH pour m'assurer que c'était bien vrai. Ça m'a pris sept ans pour être en mesure de bien maîtriser la langue. Le langage au hockey est très différent du langage de la vie courante», affirme celui qui a plus de 1000 matchs d’expérience en 20 saisons dans le circuit Bettman.

Natif d'Albanel au Lac-Saint-Jean, St-Pierre a passé un été aux États-Unis pour apprendre la langue de Shakespeare et être en mesure d'arriver mieux préparé pour son prochain défi. 

«Le jour où j'ai été contacté par la LNH, je partais déjà pour la Californie le lendemain. J'allais passer l'été avec mon ami Michel Voyer. Quand j'ai reçu l'appel de la LNH, on me demandait de me rendre à Toronto dès le lendemain pour signer mon contrat. J'ai téléphoné à Michel pour lui dire que j'allais arriver quelques jours plus tard finalement.»

Voyez l'entrevue de Jonny Murray et Justin St-Pierre dans la vidéo ci-dessus.