Canadiens de Montréal

CH: le défi de la transparence

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Tout le monde se souvient de la saga Max Pacioretty à l’été 2018, alors que l’ex-capitaine des Canadiens de Montréal était sur son départ. Les rumeurs circulaient à un train d’enfer sur tous les détails entourant cette affaire si bien que l’état major du Tricolore a dû intervenir d’une manière un peu inhabituelle.

Pacioretty avait affirmé qu’il voulait demeurer à Montréal alors que dans les faits, il avait demandé à être échangé. Il aura finalement vu son voeu exaucé, étant transigé aux Golden Knights de Vegas. 

«Je me souviens d’avoir eu la conversation avec Marc et Geoff avant le tournoi de golf. Et je me souviens, j’avais dit : "S’il a demandé d’être transigé, pourquoi est-ce qu’on ne le dit pas?", a souligné le vice-président principal, affaires publiques et communications des Canadiens, Paul Wilson, lundi lors de l’émission Dave Morissette en direct. Parce que tout le monde nous rentrait dedans parce qu’il disait qu’il voulait rester.

«Je regardais les deux côtés de la médaille et je trouvais ça plate parce que Marc et Geoff, ce sont des bonnes personnes, et Claude aussi. Et ils se faisaient traverser, car les gens voyaient ça comme une trahison. Et un moment donné, j’ai dit : "Pourquoi on ne le dit pas? Est-ce qu’il y a quelque chose de mal à dire qu’il a demandé à être échangé?" On l’a dit et la fumée a tourné de bord.»

Évidemment, ce ne sont pas toutes les choses qui peuvent être dites et étalées devant les partisans.

«Tu ne peux pas toujours tout dire, a confié Wilson. [...] Par exemple, si tu fais un échange et que le joueur en question est échangé pour une raison particulière, tu ne peux pas aller le crier haut et fort sur tous les toits que tu l’as échangé pour ça, car l’autre directeur général qui vient le prendre va passer pour un... Il y a plein de choses qu’on sait, qu’on ne peut pas dire.»

Et c’est d’autant plus vrai en cette ère du numérique et des réseaux sociaux.

«Aujourd’hui, si tu ne dis pas quelque chose, il y a un paquet de plateformes numériques qui vont lancer des histoires. Et un moment donné, il y en a une qui va rester», a continué Wilson, qui a également déjà été le conseiller de Patrick Roy lorsqu’il s’est fait échanger à l’Avalanche du Colorado en 1995.

À voir dans la vidéo ci-dessus.