Crédit : PHOTO COURTOISIE/Dave Holland / Patinage de vitesse Canada

Patinage

Une transition ennuyée par la COVID-19

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Le temps est très précieux pour une athlète quand elle choisit de changer de discipline entre deux Jeux olympiques. Dans cette optique, la pandémie de COVID-19 n’a rien eu pour favoriser la Québécoise Valérie Maltais.

«Je veux être sur la glace, c’est tout ce que je veux présentement», vient affirmer la patineuse de vitesse qui a fait le saut entre le courte piste et le longue piste après les Jeux de Pyeongchang, en 2018.

Heureusement que l’athlète originaire du Saguenay n’a pas troqué le patinage artistique pour le bobsleigh. À un tel niveau, il y a néanmoins plusieurs ajustements importants à faire.

«Dès le départ, quand j’ai décidé de passer au longue piste, mon intention était d’aller aux Jeux olympiques de 2022 si je sentais que j’en avais la capacité, a résumé celle qui a enfin le plaisir de retrouver un anneau de glace adapté à sa discipline lors du présent camp d’entraînement de l’équipe canadienne, à Fort Saint John, en Colombie-Britannique. Pour moi, ce n’est pas juste d’être aux Jeux, mais c’est important de m’assurer d’avoir un potentiel et d’avoir une chance pour une médaille.»

«Ma chance de podium la plus grande est en poursuite par équipe, a convenu Maltais, qui complète un trio avec Ivanie Blondin et Isabelle Weidemann. Dans les épreuves individuelles, je dois encore m’améliorer pour les trajectoires dans mon couloir, mais quand je patine avec Ivanie et Isabelle, ça va super bien. J’ai déjà l’habitude d’être en chasse et de suivre comme ça d’autres patineuses.»

Bientôt les JO

Globalement, dans les circonstances, on peut dire que la transition se passe plutôt bien pour Maltais. En décembre dernier, le trio canadien a notamment remporté une médaille d’or à la Coupe du monde d’Astana, au Kazakhstan. La Québécoise devra néanmoins redoubler d’ardeur lors de l’entraînement sur glace afin de conserver sa place auprès de Blondin et Weidemann dans l’épreuve à trois patineuses.

«C’est sûr qu’avec la pandémie, ç’a retardé un peu notre entraînement, a résumé Maltais. Les prochains Jeux olympiques d’hiver sont quand même dans moins d’un an et demi.»