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F1

Pérez sauve encore les meubles

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Malgré l’exploit de Lewis Hamilton, nouveau recordman de victoires en F1, Sergio Pérez a été élu «pilote du jour» selon un vote mené auprès des amateurs à l’issue du Grand Prix du Portugal, dimanche.

Cette récompense est pleinement méritée pour le Mexicain qui, après un accrochage l’impliquant avec Max Verstappen dès le premier tour, a été relégué en queue de peloton à bord de sa Racing Point.

S’est ensuivie une brillante remontée jusqu’à la cinquième place avant qu’il perde deux positions en toute fin de parcours, d’abord au profit de Pierre Gasly (AlphaTauri), à l’avant-dernier tour, puis de Carlos Sainz (McLaren), au dernier tour.

«Quand on considère mon début de course, a indiqué Pérez à sa sortie de voiture, cette septième place est un résultat très satisfaisant.»

Après un arrêt prématuré à l’issue de ce premier tour chaotique, il a enchaîné les manœuvres fructueuses de dépassements.

Lors de sa deuxième halte au puits de ravitaillement, au 45e des 66 tours, son équipe a choisi de chausser sa monoplace de gommes tendres, ce qui s’est avéré une mauvaise décision.

«J’ai alors tout fait pour conserver ma cinquième place, mais en vain, a dit Pérez. Mes pneus se sont dégradés beaucoup trop rapidement. Néanmoins, nous avons pu récolter des points précieux pour l’équipe.»

Pérez s’était élancé du cinquième rang quand le signal du départ a été donné au circuit de Portimão, où la F1 n’avait jamais roulé auparavant.

Un week-end à oublier

Son coéquipier Lance Stroll, lui, a très mal paru une nouvelle fois. Après une séance de qualifications décevante (12e place), il n’a jamais été en mesure d’améliorer son sort malgré une voiture performante.

Au 18e tour, alors qu’il occupait le huitième rang, il est d’abord impliqué dans un accrochage avec Lando Norris (McLaren). Les dommages à son aileron avant sont suffisamment importants pour exiger un arrêt inattendu aux puits de ravitaillement. Sa déveine le reléguera à un tour du meneur.

Six tours plus tard, il apprend que les commissaires lui imposent une pénalité de cinq secondes pour avoir causé la collision avec son rival britannique.

Puis, quelques boucles plus tard, une autre sanction lui tombe sur la tête, celle d’avoir dépassé les limites de la piste à plus de trois reprises.

Roulant à la dernière place, le pilote montréalais s’est fait dire au 54e tour de rentrer au garage pour de bon. Fin des émissions.

Son équipe a prétexté que sa voiture était trop amochée pour poursuivre la course, mais permettons d’en douter. Son calvaire avait assez duré.

«C’est vraiment dommage, a raconté Stroll, qui célébrera ses 22 ans jeudi. Notre rythme était bon, mais l’incident avec Norris a été coûteux. J’attendais de voir s’il irait à gauche ou à droite, mais il est resté au milieu de la piste au virage un. Il n’y avait plus de place pour deux voitures.»

Suite à un début de saison prometteur, où il occupait la quatrième place au classement des pilotes (égalité avec ce même Norris) après le Grand Prix d’Italie, Stroll a chuté à la 11e position au tableau.

Outre son forfait en Allemagne il y a deux semaines, après avoir contracté la COVID-19, le Québécois n’a pas rallié l’arrivée à ses trois derniers départs.

Norris après... Verstappen

En fin de semaine, Stroll ne s’est pas fait d’amis. Après avoir été traité de tous les noms par Max Verstappen vendredi, c’était au tour de Norris de dénoncer son comportement en piste.

«Il n’apprend rien de ce qu’il fait, a fait savoir le jeune pilote de l’écurie McLaren. Ces situations arrivent souvent avec lui et je dois m’assurer à l’avenir de l’éviter.»