Crédit : ANNIE T. ROUSSEL/JOURNAL

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Pas de championnats universitaires au pays l’hiver prochain

Publié | Mis à jour

U Sports a décidé, jeudi, d’annuler ses championnats nationaux d’hiver alors que le RSEQ fait l’impasse sur toutes ses activités jusqu’au 15 janvier tout en gardant l’espoir de présenter un calendrier.

Deux facteurs ont motivé la décision de U Sports. D’une part, la santé et la sécurité des athlètes avec la hausse des cas de COVID-19 dans certaines régions du pays et, d’autre part, les difficultés de se déplacer d’une province à l’autre.

La création d’une bulle sanitaire en Atlantique rendait impossible la tenue d’un championnat canadien. Les équipes auraient dû passer deux semaines en confinement à leur arrivée en Atlantique et une autre semaine pour la durée du championnat. Même chose pour les équipes de l’Atlantique qui seraient revenues d’ailleurs au pays.

«Parce qu’on connaît l’impact sur les athlètes, c’est une journée très difficile, mais on n’avait pas le choix avec le nombre de cas qui augmente et les nombreuses incertitudes, a résumé la directrice des sports à U Sports Lisette Johnson Stapley. Aussi, plusieurs universités ne peuvent pas voyager. Le succès financier des championnats comme le hockey et le basketball dépendent beaucoup de la billetterie et des commandites et les universités qui accueillaient ces événements avaient des craintes.»

Plusieurs questions

Du côté du RSEQ, les institutions ont décidé, jeudi, lors d’une rencontre d’annuler toutes leurs activités d’ici au 15 janvier «Nous avons jugé que nous n’étions pas en mesure de redémarrer nos activités, a indiqué la directrice du Service des activités sportives du PEPS Julie Dionne qui a rencontré les entraîneurs du Rouge et Or, jeudi, pour les prévenir de la décision. En attendant au 15 janvier pour statuer sur la saison, on se donne deux semaines après la période des Fêtes pour pouvoir évaluer la situation.»

Tout comme pour les sports d’automne, les universités gardent l’espoir de tenir un calendrier avant d’arrêter leur décision. «Dans une ligue qui serait différente, il y a une possibilité qu’on tienne des parties à l’hiver, a affirmé Dionne. Il y a un intérêt et on veut tout donner aux étudiants-athlètes si les conditions le permettent. On doit utiliser tous les petits espoirs afin d’offrir des parties régulières ou hors concours.»

«On s’est donné la possibilité de prendre une décision si la situation bouge rapidement, de renchérir la directrice du CEPSUM Manon Simard. Depuis six ou sept mois, on tente de prédire l’avenir. On se rencontre chaque semaine et on a la flexibilité d’agir.»

U Sports a offert la possibilité aux institutions hôtes de présenter les nationaux en 2022 ou en 2023. Chaque direction des sports est en réflexion. Au Québec cet hiver, Laval devait accueillir les nationaux de natation et Montréal devait présenter le championnat de hockey féminin.

Ailleurs au pays, les trois autres Conférences ont pris des décisions différentes. En Ontario, toutes les activités de la saison d’hiver ont été annulées. Dans l’Ouest, tous les sports collectifs ont été annulés. Une décision concernant la natation, l’athlétisme et le curling sera prise à la mi-novembre.

Finalement en Atlantique, les institutions visent la tenue d’un calendrier régional étant donné que la bulle sanitaire fonctionne bien. Selon les directives de la Santé publique de chaque province, un calendrier régional est dans les cartons.