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Canadiens de Montréal

«Ils peuvent s'attendre à 25 buts de sa part»

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Avec Brendan Gallagher, Joel Armia et maintenant Josh Anderson à l’aile droite, les Canadiens de Montréal ne semblaient pas prédestinés à embaucher Tyler Toffoli.

Or, il y a lieu de penser que l'attaquant amène un bagage d’outils qui manquait au CH s’il entend redevenir une équipe compétitive dès l’an prochain.       

Du moins, c’est ce qu’a laissé entendre Dennis Bernstein, qui couvre les Kings depuis Los Angeles pour le magazine The Fourth Period, en plus d’intervenir sur différentes plateformes telles que le réseau NHL Network. 

«C’est un bon coup de "Berge". Les Canadiens peuvent s’attendre à environ 25 buts de sa part», a-t-il indiqué au TVASports.ca, lundi, lors d’un entretien téléphonique.

Toffoli devrait faire du CH une équipe plus menaçante en avantage numérique. Posté au milieu des cercles, l’Ontarien a la gâchette rapide et peut faire des dégâts. Lors deux dernières années, Joel Armia a été employé à cet endroit de la patinoire et le Finlandais s’est contenté de cinq buts sur l’attaque massive.

«Il a encore un excellent lancer des poignets et, si on l’alimente pour un tir sur réception, il peut certainement aider l’avantage numérique du CH. Du milieu des cercles, il peut toucher la cible», a mentionné Bernstein. 

Voilà qui pourrait faire le plus grand bien à une équipe dont le jeu de puissance s’est classé 22e la saison dernière (17,7% d’efficacité).  

Le bon centre        

À cinq contre cinq, il sera toutefois important de jumeler Toffoli au bon joueur de centre.

Même s’il a travaillé sur cet aspect de son jeu depuis qu’il a été repêché par les Kings, le franc-tireur n’est pas un patineur très explosif. À Los Angeles, il a parfois été victime d’un mauvais casting. 

«Il devra jouer avec quelqu’un qui facilite les jeux (a facilitator), a noté Bernstein. Il a connu ses meilleures années à Los Angeles avec Jeff Carter. Ce qui est étrange à propos de Tyler, c’est qu’il n’a jamais eu une grande chimie avec Anze Kopitar, même si ce dernier est excellent. Mais quand il a évolué avec J.T. Miller et Elias Pettersson à Vancouver, il a recommencé à produire.»

«Vers la fin de la saison, le deuxième centre des Kings était Gabriel Vilardi. Ils n’avaient pas vraiment un joueur de centre qui était capable de maximiser sa production.» 

Comme Toffoli n’est pas un attaquant particulièrement doué pour se créer lui-même de l’espace, Bernstein estime qu’il doit être placé à la droite d’un bon passeur. 

«Si on l’emploie sur le troisième trio, je l’utiliserais avec Jesperi Kotkaniemi ou Nick Suzuki plutôt qu’avec Phillip Danault. Il a besoin d’un joueur de centre avec une mentalité offensive», a-t-il expliqué. 

Pas un ailier gauche         

Dans les heures qui ont suivi son embauche, plusieurs partisans sur les réseaux sociaux ont décrit Toffoli comme un attaquant pouvant jouer tant à gauche qu’à droite. 

Ce n'est pas tout à fait exact. L'athlète de 28 ans est, avant toute chose, un ailier droit naturel.

«À Los Angeles, il ne jouait pas à gauche, a précisé Bernstein. Si c’est arrivé, c’était pendant quelques matchs ou quelques présences, mais en ce qui me concerne, c’était un ailier droit. Il pourrait apprendre à jouer à gauche, je présume, mais je ne vois pas l’intérêt. C’est plus plausible que Joel Armia devienne l’ailier droit du quatrième trio.»

Armia a déjà occupé un tel rôle avec les Jets de Winnipeg. Ce ne serait donc rien de nouveau pour lui. Et n'oublions pas que l'entraîneur du CH, Claude Julien, a la ferme conviction que son équipe est plus difficile à affronter lorsqu'elle emploie quatre trios en rotation. 

Cette stratégie est plus facile à mettre en oeuvre avec la profondeur dont dispose aujourd'hui le CH. Le portrait était complètement différent lorsque la formation montréalaise s'apprêtait à disputer son premier match dans la bulle de Toronto, le 28 juillet dernier, contre les Maple Leafs. Jumelé à Jonathan Drouin et Nick Suzuki, Armia occupait alors l'aile droite du deuxième trio.

«Maintenant, tu as Toffoli, Gallagher et Anderson à droite. C'est une équipe assez profonde. Durant les dernières séries, le Lightning de Tampa Bay avait trois trios qui marquaient des buts», a rappelé Bernstein.