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Tennis

«J'ai vraiment mal joué» - Eugenie Bouchard

Publié | Mis à jour

Le parcours d’Eugenie Bouchard a connu une fin abrupte vendredi au troisième tour des Internationaux de tennis de France, dernier tournoi du Grand Chelem de la saison.

La Québécoise s’est inclinée en deux manches expéditives de 6-3 et 6-2 devant la Polonaise Iga Swiatek, 54e joueuse mondiale, dans une rencontre qui n’a duré que 74 minutes.

Tous les espoirs du Canada en simple à Paris reposent maintenant sur les épaules de Leylah Annie Fernandez, seule représentante de son pays encore en lice.

La Lavalloise affrontera, en fin de matinée samedi, la Tchèque Petra Kvitova, classée 11e à la WTA et double championne du tournoi de Wimbledon.

Faux départ

Swiatek, âgée de 19 ans et considérée comme une des vedettes montantes du tennis, n’a laissé aucune chance à Bouchard.

Après l’avoir brisée dès le jeu initial du match, elle ne perdra plus les devants jusqu’à la conclusion de l’affrontement.

«J’ai vraiment mal joué, a avoué Bouchard en conférence de presse. J’avais devant moi une adversaire de qualité qui a appliqué de la pression dès le début, et je n’ai pas été en mesure de répondre à ses attaques.»

«J’ai manqué des coups et fait trop d’erreurs, a-t-elle renchéri. C’était juste une mauvaise performance de ma part.»

Après une première manche difficile, Bouchard a bien tenté de se ressaisir. Victime d’un autre bris au deuxième jeu du second set, ce qui portait le pointage à 2-0 pour Swiatek, elle a ensuite brisé le service sa jeune rivale avant d’égaler la marque à 2 à 2.

Mais ce sera son seul moment de réjouissance puisque la Polonaise remportera les quatre jeux suivants pour confirmer sa victoire.

«J’ai commis des erreurs que je ne faisais pas lors de mes derniers matchs, a poursuivi Bouchard. Je ne me sentais pas dans le coup.»

Lacunes

Si les statistiques de la rencontre nous révèlent un point positif — elle n’a aucune double faute à sa fiche —, elles témoignent en contrepartie de sa faiblesse au filet, où elle n’a inscrit que cinq points en 13 occasions pour un faible taux de réussite de 38 pour cent.

À cet égard, Swiatek s’est amusée à ses dépens avec un taux d’efficacité de 90 pour cent (9 en 10).

Le rendement de Bouchard sur son deuxième service est encore plus catastrophique avec un bilan anémique de points gagnés de 14 pour cent.

Au 140e rang

Selon les projections, Bouchard devrait occuper le 140e rang mondial lors de la publication du nouveau classement de la WTA la semaine prochaine. Un bond important considérant qu’elle occupait le 330e échelon avant de participer au tournoi de Prague à la mi-août.

«C’est sûr que j’ai réalisé des progrès depuis que les activités ont repris, a-t-elle souligné. Je vais maintenant prendre quelques jours de repos avant de reprendre l’entraînement en prévision des prochaines compétitions.»

Or, en raison de la pandémie, on s’interroge justement sur la suite des choses. L’habituel tournoi en Asie, qui débute justement au début d’octobre, a été annulé.

D’ici à la mi-décembre, une seule compétition (de type Premier) est maintenue au calendrier de la WTA, à Ostrava en République tchèque, du 19 au 25 octobre. Seulement 32 joueuses seront toutefois admises au tableau principal.

«On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve, a raconté Bouchard. On ignore si on aura des tournois d’ici à la fin de la saison.»

Le tennis féminin se retrouve en effet en plein brouillard.

La revanche?

Pour une place en quart de finale, Swiatek devra de nouveau se mesurer à la Roumaine Simona Halep dans une rencontre qui se veut un copier-coller du quatrième tour à Roland-Garros l’an dernier.

Force est d’admettre que la mission s’annonce particulièrement difficile pour la Polonaise.

Sa future rivale, tête de série no 1 à Paris et titrée en 2018, n’a fait qu’une bouchée vendredi de l’Américaine Amanda Anisimova en deux manches de 6-0 et 6-1.