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NFL: les meilleurs et les pires jusqu'à maintenant

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La troisième semaine d’activités de la saison 2020 de la NFL s’achève, mais déjà, certaines formations sont bien placées pour se qualifier rapidement en éliminatoires, tandis que d’autres peuvent désormais se concentrer sur l’année prochaine.

Voici une présentation des équipes à qui nous pouvons donner le statut de premier de classe et de clubs qui constituent les cancres en cette rentrée dans le circuit Goodell. 

Au sommet de la montagne :  

- Bills de Buffalo 

Un nom : Josh Allen. Ce dernier résume pratiquement à lui seul les performances des Bills qui espèrent mettre fin au long règne des Patriots de la Nouvelle-Angleterre dans la section Est de l’Association américaine. Allen s’avère très payant pour ceux ayant placé leur confiance en lui dans un pool de football. Avec 1038 verges et 10 touchés par la voie aérienne – contre une seule interception –, il a des allures de joueur par excellence de la NFL.

Ce n’est pas pour rien que Stefon Diggs occupe le quatrième rang de la NFL avec 288 verges par la passe. De plus, Cole Beasley n’est pas vilain avec plus de 200 verges aériennes. Maintenant, il faudra voir si les Bills peuvent continuer leur bon travail contre des adversaires plus coriaces. Leurs trois prochains duels sont prévus face aux surprenants Raiders de Las Vegas, puis aux redoutables Titans du Tennessee et aux Chiefs de Kansas City.

- Titans du Tennessee 

Parlant des Titans, le solide Derrick Henry ne semble avoir dérougi en ce début de campagne. Le demi offensif a franchi le cap des 110 verges au sol dans deux de ses trois parties, tandis que dans l’autre, il en a amassé 84. Henry demeure une menace dans le champ arrière et obtient régulièrement 25 portées ou plus par rencontre. Sa production aide certes le pivot Ryan Tannehill, qui peut travailler la tête tranquille. Il a vu seulement un de ses relais saisis par l’adversaire et a rejoint ses coéquipiers six fois dans la zone des buts.

La formation de Nashville peut causer des ennuis à beaucoup de rivaux de premier plan, incluant les Chiefs, champions en titre du Super Bowl. Toutefois, elle devra faire mieux au plan défensif. Par la voie terrestre, elle a donné 498 verges, soit le quatrième plus haut total de la ligue.

- Steelers de Pittsburgh 

À la surprise de plusieurs, les hommes en noir et jaune sont invaincus en trois parties. Il est vrai que les trois clubs qu’ils ont battus jusqu’ici ont accumulé zéro victoire, mais cela n’enlève rien à la performance du vétéran Ben Roethlisberger et de ses coéquipiers. Après avoir manqué la quasi-totalité de la campagne précédente, «Big Ben» semble déterminé à vivre une année nettement plus satisfaisante. Il a déjà 777 verges aériennes et sept passes de touché à son actif, lui qui peut compter sur JuJu Smith-Schuster, auteur de trois de ses majeurs.

Les prochains rivaux des Titans ont également James Conner dans le champ arrière. Avec 100 verges ou plus récoltées à chacune de ses deux dernières parties, il a aidé les siens à contrôler le ballon pendant de longues minutes, ce qui a fait enrager les offensives adverses.

- Packers de Green Bay 

Parmi les quarts refusant de vieillir, il y a aussi Aaron Rodgers, qui semble avoir mis de côté son amertume du dernier repêchage. Sûrement déçu d’avoir vu les Packers sélectionner le pivot Jordan Love au lieu d’aller chercher un receveur de passes, le numéro 12 a pris le taureau par les cornes. Avec neuf touchés, 887 verges et aucune interception, il est difficile de demander mieux. Bien malgré lui, il donne raison aux Packers qui ont préféré faire confiance à son bras au lieu d’obtenir du renfort ailleurs.

C’est sans compter la présence d’éléments fiables comme Aaron Jones, qui a inscrit au moins un touché dans chacune de ses rencontres. Rodgers et compagnie ont déjà de bonnes chances de jouer en janvier.

Mentions honorables : les Seahawks de Seattle et les Bears de Chicago

Au creux de la vague :  

- Giants de New York 

L’organisation new-yorkaise est bien loin de l’époque marquée par la conquête des Super Bowl XLII et XLVI. L’ancien quart Eli Manning ne regrette sûrement pas d’avoir pris sa retraite. Avec quatre interceptions en trois sorties, son successeur Daniel Jones peine à chaque rencontre, mais la ligne offensive poreuse des siens ne l’aide pas. Celle-ci a concédé neuf sacs avec Jones aux commandes.

Les Giants devront composer sans leur porteur de ballon Saquon Barkley - qui a subi une déchirure du ligament croisé antérieur durant le deuxième match du calendrier - pour le reste de la campagne. Certes, l’embauche de Devonta Freeman pourrait aider, mais l’offensive en arrachait déjà avant la perte de Barkley. Nous voyons difficilement comment le club obtiendra du succès régulièrement. Dimanche dernier, le portrait ne s’est guère amélioré, «Big Blue» étant rossé 36 à 9 par les 49ers de San Francisco.

- Jets de New York 

Décidément, la saison s’annonce très longue pour les amateurs de football new-yorkais. Du côté des Jets, qui présentent le pire différentiel de points marqués et concédés dans la NFL (-57), l’offensive est plutôt anémique. Le pivot Sam Darnold ne compte que 562 verges par la passe jusqu’ici et a commis trois interceptions lors de l’affrontement de dimanche face aux Colts d’Indianapolis. Mais la défense fait pire : avec 31 points en moyenne accordés par rencontre, elle est la plus généreuse de la NFL.

Après le revers sans appel de 36 à 7, certains médias ont spéculé sur l’avenir de l’entraîneur-chef Adam Gase, qui pourrait se retrouver sans emploi dans les prochaines semaines. L’an dernier, ses hommes ont gagné un seul de leurs huit premiers duels du calendrier et ils sont bien partis pour répéter leur «exploit».

- Vikings du Minnesota 

Pourtant, une formation misant sur Kirk Cousins comme quart-arrière devrait bien s’en tirer. Or, ce n’est pas du tout le cas pour les Vikings du Minnesota cuvé 2020. D’ailleurs, celui-ci éprouve passablement d’ennuis comme en font foi ses six interceptions et son pourcentage de passes complétées de 59,0 %. Lors du match 2, une défaite de 28 à 11 aux mains des Colts d’Indianapolis, il a affiché un piètre ratio de 15,9.

Certes, il n’est jamais trop tard pour bien faire, mais les Vikings évoluent dans la même section que les Packers et les Bears de Chicago, deux clubs invaincus. Le réveil de Cousins, s’il a bel et bien lieu, risque de ne pas suffire.

- Falcons d’Atlanta 

Ici également, une équipe comptant sur Matt Ryan ne devrait pas se retrouver avec l’imperfection totale. C’est ce qui arrive aux Falcons d’Atlanta, qui sont devenus les spécialistes des effondrements de dernière minute. Ryan a beau faire son possible - il a notamment décoché quatre passes de touché face aux Cowboys de Dallas lors de la semaine 2 -, mais il ne peut pas jouer en défense à la place de ses coéquipiers débordés.

Les Falcons ont concédé 108 points, le pire bilan de la NFL. Le jeu aérien semble leur couper les ailes, eux qui ont donné près de 1100 verges par la passe. Il s’agit du deuxième moins bon rendement de la ligue. Avec des concurrents directs comme les Buccaneers de Tampa Bay et les Saints de La Nouvelle-Orléans qui misent respectivement sur Tom Brady et Drew Brees, ça n’ira pas pour le mieux.

- Mentions déshonorables : les Texans de Houston et les Broncos de Denver