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Séries 2020 de la LNH

Une statistique impressionnante chez le Lightning

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

La déception était palpable dans le camp du Lightning au terme du cinquième match. Qui ne l’aurait pas été après avoir raté une première occasion de soulever la Coupe Stanley ? Déçu, oui. Abattu, non.

Et la raison est fort simple. Jon Cooper et ses hommes ont vécu exactement le même scénario au tour précédent. Alors qu’ils avaient la chance d’éliminer les Islanders en cinq rencontres, le Lightning s’était incliné en deuxième période de prolongation.

«C’est la réalité des séries. Tu ne gagneras pas chaque match d’élimination. On l’a déjà vécu», a lancé Yanni Gourde, au lendemain de ce revers.

Des propos rejoignant ceux émis la veille par Victor Hedman.

«Nous sommes déjà passés par là. Nous formons un groupe résilient, nous savons comment faire face à l’adversité. Évidemment, nous sommes déçus de ne pas avoir gagné, mais nous serons prêts pour le prochain match», a indiqué le défenseur.

Savoir rebondir

Savoir rebondir est effectivement une qualité que le Lightning a appliquée à la lettre depuis le début du tournoi éliminatoire. Jusqu’ici, chacun de ses six revers a été suivi d’une victoire.

«Nous avons toujours bien répondu jusqu’ici. Ça fait deux mois que les séries sont commencées. On sait pas mal ce qui nous attend et de quelle façon réagir», a indiqué Cooper.

Avec le Lightning dominant dans trois des quatre premiers matchs, ils étaient nombreux à croire que la confrontation serait expéditive. Il y a assez d’expérience dans le vestiaire du Lightning pour ne pas avoir commis la même erreur.

«Nous sommes en finale de la Coupe Stanley. Il n’y a pas souvent des balayages ou des victoires en cinq matchs. On assiste plus souvent à des séries qui se terminent en six ou en sept rencontres», a souligné l’entraîneur du Lightning.

Cooper connaît son histoire. En 1998, la finale été remportée en quatre matchs pour une quatrième année de suite. Depuis, seulement quatre rondes ultimes se sont conclues en moins de six rencontres. En 2002, 2007, 2014 et 2018, Détroit, Anaheim, Los Angeles et Washington avaient eu besoin de cinq joutes pour soulever le précieux trophée.

«Nous menions cette série 3 à 1. Nous avons plus d’une chance [de la gagner]. Nous en avons perdu une, mais nous restons positifs», a ajouté l’entraîneur du Lightning.

De longues heures

Au moment de répondre à l’auteur de ces lignes, Gourde a reconnu que la trentaine d’heures qui le séparaient du sixième match paraîtraient interminables.

«Oui, ça risque d’être plus long jusqu’à demain. Surtout qu’on est dans une bulle. Toutefois, quand la rondelle va tomber, on va être prêt, a assuré le Québécois. Tout le monde est excité de jouer au hockey et de sauter sur la glace pour gagner une coupe.»

Espérons pour ses coéquipiers et lui que la deuxième tentative sera la bonne.