HKN-HKO-SPO-2020-NHL-STANLEY-CUP-FINAL---GAME-FIVE

Crédit : AFP

Séries 2020 de la LNH

Plus motivés que jamais

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Penser qu’ils allaient se laisser écarter de la route aussi facilement aurait été mal connaître les Stars. En créant l’égalité dans la deuxième moitié de la troisième période, samedi soir, Joe Pavelski a permis à la formation texane de combler un déficit pour la neuvième fois depuis le début des séries éliminatoires.

Il n’y a pas que les Penguins de 2009 qui ont fait mieux avec 10 remontées. Parmi les neuf équipes à être revenues de l’arrière à au moins huit occasions avant les Stars, huit ont gagné la Coupe Stanley cette année-là.

« On est une équipe qui a fait ça toute l’année », a lancé Rick Bowness, au lendemain de cette dramatique victoire acquise en deuxième période de prolongation. «On n’a pas amorcé le match en se disant qu’on tirait de l’arrière 1-3 dans la série. On l’a abordé en disant simplement qu’il fallait le gagner.»

La dynamique sera identique lundi soir. Pas question de penser à une possible élimination. Sans compter que la victoire de samedi soir a redonné confiance aux Stars.

«C’était une grosse victoire. C’est une situation où le désespoir et l’expérience entrent en jeu. Nous avions le dos au mur et nos joueurs-clés se sont levés. On a prouvé qu’on était capables de rivaliser avec eux [le Lightning] et que si on joue à notre façon, les résultats vont suivre», a indiqué Jamie Oleksiak.

Union heureuse

Les Stars se serviront inévitablement de la contribution de leurs principaux marqueurs comme élément de motivation. Invisibles lors des trois premiers matchs de la série, Corey Perry (3 buts) et Tyler Seguin (5 passes) donnent enfin signe de vie depuis deux rencontres. Bowness a eu la main heureuse en les réunissant au sein de la même unité en compagnie de Joel Kiviranta.

Ajoutées à Joe Pavelski, qui récolte des points avec la régularité d’un métronome, ces deux résurrections font des Stars une équipe beaucoup plus dangereuse.

Cela dit, on n’est pas tombé de notre chaise du côté du Lightning.

«Garder leurs meilleurs joueurs loin de la feuille de pointage tout au long d’une série de sept rencontres n’allait assurément pas se produire. Il y a une raison pour laquelle les Stars sont allés chercher des joueurs comme Pavelski et Perry. Et c’est justement pour des moments importants comme hier [samedi]», a indiqué Jon Cooper.

La zone payante

Le talent n’est pas la seule raison qui explique les acquisitions des deux vétérans. Leur volonté de se présenter devant le filet encore à leur âge est un exemple de détermination. L’enclave est une zone payante, mais douloureuse. Sûrement un peu plus à 36 et 35 ans.

Quatre des six buts que les deux joueurs ont marqués lors des deux derniers matchs l’ont été grâce à ce positionnement ou à l’intensité qu’ils ont déployée en se présentant dans cette région.

«Il faut gagner des batailles devant le filet, être prêt à se faire tabasser pour le faire. Cela dit, y arriver est une chose. Être capable de placer la rondelle au bon endroit en est une autre. Avec leur calme et leur expérience, ils savent comment faire. Ça a été leur marque de commerce tout au long de leur carrière et c’est la raison pour laquelle ils jouent encore», a louangé Bowness.

- Blessé en première période du cinquième match, Andrej Sekera demeure un cas incertain pour celui de lundi soir.