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LNH: six candidats au trophée Conn-Smythe

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L’issue de la finale de la coupe Stanley est encore incertaine puisque le Lightning de Tampa Bay et les Stars de Dallas ont partagé les honneurs des deux premières rencontres, mais plusieurs joueurs se démarquent, d’un côté comme de l’autre. 

Voici quelques candidats à l’obtention du trophée Conn-Smythe, remis au joueur par excellence des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Nikita Kucherov, attaquant du Lightning

À tout seigneur, tout honneur : Kucherov est actuellement le meilleur pointeur des éliminatoires avec une récolte de six buts et 28 points en 21 parties.

Il a d’ailleurs établi une nouvelle marque d’équipe pour le plus de points en un seul tournoi éliminatoire. Brad Richards (26 points en 23 matchs en 2004) était le détenteur de ce record depuis la conquête de la coupe Stanley de l’équipe.

Brayden Point, attaquant du Lightning

Si Kucherov mène au chapitre du total des points, Point montre quant à lui une meilleure moyenne de points par match parmi les joueurs encore en lice. Ses 26 points en 19 parties lui confèrent un léger avantage sur son coéquipier russe.

Un autre détail à tenir compte: le Lightning a perdu les deux rencontres que Point a ratées. La formation floridienne s’est en effet inclinée 5 à 3 contre les Islanders de New York le 11 septembre, puis 2 à 1 en prolongation contre le même club quatre jours plus tard.

Victor Hedman, défenseur du Lightning

Le Russe de 29 ans est également en voie d’établir un record, mais au niveau de la LNH. Le gagnant du trophée Norris en 2018 est en effet au troisième rang de tous les temps pour le nombre de buts marqués par un arrière en un seul tournoi éliminatoire avec neuf.

Seuls Paul Coffey avec 12 (Oilers d’Edmonton en 1985) et Brian Leetch avec 11 (Rangers de New York en 1994) ont fait mieux. Ces succès avaient d’ailleurs permis à ces défenseurs de graver leur nom sur la coupe Stanley. Dans le cas de Coffey, il s’agissait du deuxième de ses quatre championnats.

Anton Khudobin, gardien des Stars

Propulsé dans le rôle du gardien de confiance en raison d’une blessure subie par Ben Bishop, le Kazakh de 35 ans n’avait jamais obtenu un seul départ lors des éliminatoires avant cette année. Il est maintenant à trois victoires de soulever la coupe, et ses statistiques – 13-7, moyenne de buts alloués de 2,57 et taux d’efficacité de ,922 – prouve qu’il n’est pas un imposteur.

C’est toutefois depuis le début de la finale de l’Ouest contre les Golden Knights de Vegas qu’il se met particulièrement en évidence. Il n’a donné que 12 buts en sept parties, montrant un taux de ,947. Et parfois, un rendement exceptionnel en finale est tout ce qu’il faut pour obtenir ce trophée.

Miro Heiskanen, défenseur des Stars

Heiskanen n’en est qu’à une deuxième saison dans la LNH. Si son talent est indéniable lorsqu’on le regarde jouer, ses récoltes de 33 et 35 points lors des deux dernières saisons régulières ne laissaient pas présager qu’il allait devenir un rouage offensif si important dès cet été.

Heiskanen est en effet au 10e rang pour le plus de points par un défenseur en un tournoi éliminatoire avec 23 en autant de parties. Avec deux de plus, il rejoindrait la légende québécoise Raymond Bourque (Bruins de Boston, 1991) au cinquième échelon.

Andrei Vasilevskiy, gardien du Lightning

Si les candidats sont nombreux chez le Lightning, il demeure impossible d’exclure complètement le nom d’Andrei Vasilevskiy des discussions pour le trophée Conn-Smythe. En 21 matchs, le gardien russe a présenté une fiche de 15-6, une moyenne de buts alloués de 1,88 et un taux d’efficacité de ,929.

Est-ce suffisant pour devancer Kucherov, Point et Hedman? Peut-être... Le dernier gardien à avoir été élu le joueur par excellence des séries est Jonathan Quick, des Kings de Los Angeles, en 2012.