Hurricanes c. Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

Jake Evans ravi de son entente avec le CH

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Pour tous les choix de premier tour qui font rapidement le saut dans la LNH, il y a des joueurs qui doivent gravir les échelons un à la fois, faire fi des obstacles et bûcher pour atteindre le meilleur circuit au monde.

C’est le cas de Jake Evans. Choix de septième tour du Canadien de Montréal en 2014, le Torontois a dû patienter près de six ans avant de disputer ses premiers matchs dans l’uniforme tricolore. 

Mercredi, Marc Bergevin a récompensé ses sacrifices et ses efforts en lui octroyant un contrat de deux saisons. Si la première année du contrat est à deux volets, elle permettra tout de même à l’attaquant de 24 ans de toucher 225 000$ s’il évolue dans la Ligue américaine. Une nette amélioration par rapport aux 70 000$ qu’il a empochés à chacune des deux dernières campagnes.

Mais il y a encore mieux. En 2021-2022, Evans est assuré de mettre la main sur 800 000$, qu’il passe l’hiver à Montréal ou à Laval.

«C’est une belle journée. J’adore la direction que prend l’équipe. Au fil des ans, l’organisation m’a aidé à m’améliorer et à devenir un meilleur joueur», a indiqué Evans, via une visioconférence.

Sauf que pour les prochaines semaines, voire les prochains mois, Evans devra se contenter de s’entraîner chez lui et trouver des heures de glace pour garder la forme. Comme au printemps, la LNH tout comme la Ligue américaine nagent en plein néant.

Et, contrairement à d’autres, Evans n’a aucun plan pour rallier les rangs d’une équipe européenne.

Apprentissage accéléré

Le point culminant des deux premières saisons d’Evans dans l’organisation du Canadien aura été les six matchs qu’il a disputés pendant le tournoi éliminatoire. Une expérience venant s’ajouter aux 13 rencontres auxquelles il avait pris part depuis son premier rappel au début du mois de février.

On a fait grand état de la vitesse accélérée avec laquelle Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi ont pu apprendre au cours du mois passé à Toronto. Dans une moindre mesure, Evans a également fait des progrès.

«Il y a eu plusieurs aspects positifs cette année. J’ai compris qu’à un niveau aussi élevé, l’adversaire peut tirer profit de chaque erreur. J’ai constaté le niveau d’intensité et ce qu’il faut pour gagner», a expliqué l’ancien joueur des Fighting Irish de Notre Dame.

Même si son temps de jeu a été plutôt limité (moyenne de 10 mins 21s en saison et de 7 mins 48s en séries), Evans soutient avoir appris beaucoup lors des entraînements en côtoyant des vétérans comme Nate Thompson, pendant quelques semaines, et Phillip Danault.