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Perron s’est inspiré de Crosby

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C’est un peu grâce à Sidney Crosby que le Québécois David Perron a été en mesure de traverser une difficile convalescence de 13 mois après avoir subi une commotion cérébrale en 2010.

Durement frappé par Joe Thornton des Sharks de San Jose – suspendu deux matchs pour ce geste –, l’attaquant des Blues de St. Louis a rapidement ressenti plusieurs symptômes: migraines, vision brouillée et sensibilité à la lumière.  

S’il a complété la rencontre le 4 novembre 2010, marquant même un but, il a rapidement compris ce qui lui arrivait.

«Je ne peux pas dire que je me sentais bien, mais je me suis bien débrouillé pour le reste du match, a déclaré Perron dans une entrevue avec le site The Athletic publiée mercredi. J’ai fini le match et j’espérais que tout allait bien aller.»

«[Mais] nous savions que c’était une commotion quand je leur ai dit que je ne me sentais pas bien.»

Dans les mois qui ont suivi, Perron a vu peu d’amélioration dans son état de santé, si bien qu’il a remis en question sa carrière de hockeyeur. C’est toutefois une blessure semblable subie par Crosby qui lui a redonné une lueur d’espoir.

«Savoir que le meilleur joueur au monde traversait exactement la même chose, c'était la seule chose à laquelle je pouvais m'accrocher mentalement, a-t-il expliqué. Je n'étais pas le seul gars ayant de la difficulté à récupérer.»

St. Louis l'a vu grandir 

Perron a repris sa place dans la formation la saison suivante. Il a ensuite été échangé trois fois en plus d’être choisi par les Golden Knights de Vegas au repêchage d’expansion. 

Ayant jusqu’ici joué pour cinq clubs dans la Ligue nationale, il est toutefois toujours revenu à ses premiers amours.

L’athlète de 32 ans en est en effet à un troisième séjour avec les Blues, et chacun des cinq contrats qu’il a paraphés était une entente avec les Blues.

«Cette équipe m'a donné l'occasion de jouer dans cette ligue, a expliqué Perron. Quand je suis arrivé, j'étais encore un adolescent. J'ai dû expérimenter beaucoup de choses pour devenir adulte, et cette ville m'a fait grandir de tellement de façons que je serai toujours reconnaissant. Je voulais gagner avec St. Louis, comme nous l'avons fait l'année dernière, et mon dieu que c’était bien d’y arriver.»