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Séries 2020 de la LNH

L'improbable montée en puissance des Stars

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Levez la main, ceux qui croyaient que les Stars de Dallas atteindraient la finale de la Coupe Stanley.

Si tel est le cas, ce n’était sans doute pas au moment où ils affichaient un dossier de 1-7-1 ou lorsqu’ils ont montré la porte à l’entraîneur-chef Jim Montgomery en raison d’un problème d’alcoolisme.

Et certainement pas lorsqu’on a appris que les Stars seraient contraints à faire confiance à Anton Khudobin en raison d’une blessure subie par Ben Bishop dans le troisième match du tournoi à la ronde.  

«Ces 12 derniers mois ont été ponctués de hauts et de bas, a indiqué le défenseur John Klingberg. On a connu un début de saison affreux. Puis avec le changement d’entraîneur, les responsabilités ont changé, on savait que ça ne serait pas facile. Et vers la fin de la saison, on a recommencé à perdre.»

Sauf qu’entre l’atroce début de saison et le passage à vide (2-4-2) précédent la pause pandémique, les Stars ont probablement montré leur vrai visage. Du 19 octobre au 23 février, ils ont affiché un dossier de 35-13-5.

En termes de points (75), on parle du troisième dossier le plus reluisant du circuit, derrière les Bruins de Boston et le Lightning de Tampa Bay, au cours de cette période. Toutefois, en termes de taux de victoires (,708), les représentants du Texas pointaient au sommet.

«On est sorti de notre léthargie en trouvant des façons de remporter des matchs. Ce n’était pas toujours joli, mais ça nous a permis de commencer à gagner en confiance», a raconté Klingberg.

Ternes, mais efficaces  

Ici, pas joli pourrait être un synonyme de terne. Car si les Stars ont approché le plateau des 40 victoires, ce n’est pas parce qu’ils ont maltraité les gardiens adverses.

Leur moyenne de 2,58 buts par match était l’une des pires de la LNH. D’ailleurs, Denis Gurianov a été le seul joueur des Stars à atteindre le plateau des 20 filets.

En contrepartie, ils ont été l’une des équipes les plus avares en n’accordant que 2,52 buts par rencontre. Dans cette colonne, seuls les Bruins ont fait mieux.

Reste maintenant à voir si la troupe de Rick Bowness sera en mesure de contenir les patineurs du Lightning. Ils pourraient très bien s’inspirer des Islanders de New York qui, si on fait exception du premier match, ont limité les Floridiens à 12 buts en cinq rencontres.

«C’est une équipe rapide et habile qui mise sur l’un des meilleurs, sinon le meilleur gardien au monde, a commenté Bowness. Ils ont changé un peu le visage de l’équipe en ajoutant des joueurs plus robustes et au style un peu plus défensif.»

Les Stars devront également avoir à l’œil Victor Hedman, l’as défenseur suédois qui a déjà fait scintiller la lumière rouge à neuf occasions depuis le début des séries éliminatoires.

«Ce sera tout un défi. C’est un gros bonhomme. Il fait tout sur la patinoire. En plus, il est en feu. Il faudra absolument terminer nos mises en échec sur lui et jouer de façon intelligente», a indiqué Tyler Seguin, pour qui il s’agira d’une troisième présence en finale de la coupe Stanley.

La touche de Heiskanen  

Cela dit, les Stars misent également sur un arrière capable de produire offensivement : Miro Heiskanen. Avec ses 22 points, le Finlandais de 21 ans occupe le quatrième rang des pointeurs du circuit depuis le début des éliminatoires.

D’ailleurs, tout comme les arrières du Lightning, ceux des Stars ont marqué 13 buts depuis le début du tournoi. Dans les deux camps, ils sont quatre à avoir touché la cible.

«C’est la réalité du hockey moderne. Plusieurs attaques s’amorcent par l’arrière, a indiqué Klingberg, qui possède aussi une touche offensive. On incite les défenseurs à appuyer les attaquants.»

C’est encore plus vrai quand l’espace se fait rare sur la patinoire et qu’il y a congestion en fond de territoire. Ce qui risque d’être le cas dans cette finale.