Bagarre, Remparts accueillent les Mooseheads Halifax, Centre Videotron, Quebec, 29 fevrier 2020. Photo PASCAL HUOT / JOURNAL DE QUEBEC / AGENCE QMI

LHJMQ

Le statu quo perdure pour les bagarres

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Après avoir reporté le vote sur l’abolition des bagarres en février dernier, les gouverneurs de la LHJMQ ont de nouveau opté pour le statu quo lors d’un vote tenu jeudi soir et qui visait à augmenter les sanctions imposées aux joueurs qui jettent les gants, a appris le Journal.

La proposition discutée jeudi dans le cadre de l’Assemblée des membres visait notamment à ajouter à la pénalité majeure de cinq minutes déjà prévue dans le livre des règlements de la LHJMQ, un dix minutes d’inconduite supplémentaire ce qui aurait fait en sorte que chaque joueur qui jette les gants aurait dû passer 15 minutes au cachot, plutôt que cinq.

Toutefois, au terme d’un vote serré, le statu quo a été décidé.

«Malgré qu'une majorité d'équipes aient voté en faveur de la proposition, elle n'a pas obtenu les deux tiers des votes nécessaires à une modification d'une règle de jeu. Les règlements de l'année dernière seront donc les mêmes en vigueur pour la saison en cours», a simplement commenté le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin jeudi.

Tanguay déçu

Il semble donc y avoir encore du chemin à faire du côté de la LHJMQ pour que son projet d’abolition complète et définitive des bagarres, présenté en février dernier, soit adopté.

«Je suis très surpris que ça n’évolue pas plus vite que ça. Mais d’un autre côté, on vit en communauté et il y a 18 propriétaires dans la LHJMQ. On ne peut blâmer personne d’autres que les propriétaires car ce sont eux qui sont passés au vote», s’est désolé le président des Remparts de Québec Jacques Tanguay, l’une des voix fortes en faveur de l’abolition des bagarres dans le hockey.

Tanguay se réjouit toutefois de voir une «progression dans le dialogue».

«Par contre, tu peux voir qu’il y a encore une majorité dure dont les mentalités vont devoir changer dont certains se trouvent de l’autre côté de la province...», a-t-il laissé tomber, faisant référence au propriétaire des Mooseheads d’Halifax Bobby Smith qui, lui, se tient dans le camp des opposés à l’abolition des bagarres dans le circuit Courteau depuis le tout début.

Coups salauds

M. Smith a décliné notre demande d’entrevue, jeudi, pour des raisons familiales. En février dernier, toutefois, il avait expliqué sa position dans un entretien avec le quotidien le Nouvelliste de Trois-Rivières.

«Je crois toujours que notre ligue est plus sécuritaire quand les bagarres sont tolérées. Les commotions cérébrales, elles sont infligées par des mises en échec par-derrière, des coups vicieux et des mises en échec à la tête. Si on enlève complètement les bagarres, est-ce qu’il y aura plus de coups du genre? Je pense que oui», avait-il plaidé.

Les bagarres sont en baisse dans le circuit Courteau depuis dix ans, passant de 0,78 combats par rencontre lors de la saison 2010-2011 à 0,25 lors de la dernière saison, écourtée de quelques semaines en raison de la pandémie.