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Baseball - MLB

Des grandes gueules qui n’impressionnent pas Bauer

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Les Cubs de Chicago sont réputés pour leur propension à ennuyer leurs rivaux avec des commentaires et des chants bien perceptibles durant les matchs, mais le lanceur des Reds de Cincinnati Trevor Bauer leur a donné la réplique à sa façon, mercredi.

Dans une victoire de 3 à 0, l’artilleur a tenu en échec ses vis-à-vis durant sept manches et deux tiers, le temps de retirer 10 frappeurs sur des prises. Pourtant, les Cubs ont tout fait pour le déconcentrer et la tâche de demeurer en contrôle n’est pas évidente quand les spectateurs sont absents pour masquer en quelque sorte ce qui se dit à l’intérieur des abris.

«C’était pour le moins plaisant, je dois leur rendre crédit, a indiqué en point de presse Bauer, par le biais de propos diffusés par le quotidien "Cincinnati Enquirer". Ils ont chanté toute la soirée et ont lancé des cris à mon intention. Habituellement, quand ils tirent de l’arrière, ils se la ferment assez rapidement.»

«Même quand on m’a remplacé, ils continuaient à s’adresser à moi en me criant au revoir, a-t-il ajouté au sujet de ses opposants. Je leur ai envoyé en retour un petit salut, car c’est impressionnant de les voir continuer de faire des bruits envers quelqu’un qui vient de leur botter le derrière pendant sept manches et deux tiers. Félicitations à eux.»

Des adversaires désagréables

Plus tôt dans la campagne, les Cubs ont eu maille à partir avec les Reds et les Brewers de Milwaukee, les bancs des formations concernées s’étant vidés. Aussi, le joueur de troisième but du club de l’Illinois Kris Bryant a a avoué au début de septembre que ses coéquipiers étaient allés un peu loin dans leurs tactiques pas très loyales.

«À certains moments, notre banc a dépassé la limite, a-t-il dit au journal "Chicago Tribune". Par contre, vous devez trouver cette année une façon de rendre le tout amusant dans l’abri. Tout le monde ici a été capable de faire cela. Je pense que c’est l’une des raisons expliquant pourquoi nous sommes à notre position actuelle au classement.»

«C’est un peu comme dans une équipe universitaire, a renchéri Bryant. Quiconque ayant fréquenté le collège sait quels types de railleries les joueurs sur le banc font. [...] Ce n’est pas nécessairement inapproprié, mais c’est bruyant et détestable.»

Avant leur duel de jeudi face aux Reds, les Cubs détenaient le sommet de la section Centrale de la Ligue nationale avec une fiche de 25-19.