Laurent Duvernay Tardif

Crédit : Simon Clark/Agence QMI

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Études à Harvard et CHSLD au menu

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Ce serait bien mal connaître Laurent Duvernay-Tardif que de croire que sa saison loin des terrains de la NFL allait se dérouler sous le signe du repos. Le futur médecin entreprendra plutôt des études à distance en santé publique à la prestigieuse Université Harvard, en plus de poursuivre son travail au CHSLD Gertrude-Lafrance, à Saint-Jean-Sur-Richelieu. Le tout, bien sûr, en préparant son retour au jeu en 2021.

Ah, et durant ses temps «libres», le garde des Chiefs de Kansas City continuera aussi de siéger sur le comité des mesures sanitaires de la NFL, qui a contribué à établir les protocoles de santé et sécurité pour les joueurs et le personnel afin de réduire les risques de propagation de la COVID-19.

À Harvard, il se concentrera sur des notions telles la santé et le comportement social de la population, sur des études statistiques en biologie et épidémiologie, ainsi que sur la nutrition au niveau de la population mondiale.

Inutile de vous en vouloir si vous avez le tournis!

«Au moment où j’ai décidé de mettre un trait sur le saison, je n’avais rien devant moi et c’est super important de me trouver des projets. La question c’était: est-ce que je m’en vais en résidence en médecine à temps plein, en CHSLD à temps plein ou des études autres?

«Puisque je suis encore sous contrat avec les Chiefs l’an prochain, l’occasion était là de faire un programme en santé publique, ce que j’ai toujours voulu faire. Pour moi, c’est une façon d’aligner ensemble ma formation médicale, ma tribune médiatique et mes aspirations philanthropiques en faisant la promotion de la santé auprès des jeunes», a expliqué le géant multifonctionnel, lors d’un appel conférence avec les médias québécois.

Des risques pour la collectivité

Lorsqu’il a opté pour la clause échappatoire en juillet, oubliant ainsi la saison qui s’amorce jeudi soir pour les Chiefs, Duvernay-Tardif a créé une onde de choc. Quelques semaines plus tard, il mentionne que cette décision était basée sur des craintes d’une potentielle propagation dans la communauté, plutôt que sur la peur de contracter lui-même le virus.

«Mon expérience en CHSLD m’a amené à réaliser l’ampleur que cette pandémie pouvait avoir sur les patients et les gens dans le réseau de la santé. Il y a aussi eu une recrudescence des cas aux États-Unis dans des États où on allait jouer durant la saison, mais le risque personnel était bien encadré par les protocoles mis en place par la NFL.

«Il reste qu’il y a des risques au niveau collectif et ça a pesé plus gros dans la balance. On pouvait potentiellement mettre des communautés à risque durant nos voyagements. Comme futur médecin, le fait de jouer au football de manière égoïste en pensant que je pouvais mettre des gens à risque, ça m’agaçait», a-t-il tranché.

Bien que son contrat d’embauche en CHSLD ne soit pas finalisé, il entend rejoindre son équipe de Saint-Jean-Richelieu sous peu, à temps partiel.

«J’ai envie d’y retourner parce que j’y ai rencontré des gens qui m’ont motivé en étant extrêmement passionnés. J’ai envie de contribuer. On parle moins des CHSLD, mais il pourrait y avoir une deuxième pénurie de personnel. C’est important de rester sur le terrain et d’apprendre des gens qui sont là en termes d’interaction humaine. Ça fait partie des plus grands enseignements que j’ai reçus là-bas», a-t-il confié.

De retour en 2021

Côté football, Duvernay-Tardif entend maintenir la pédale dans le plancher à l’entraînement et assure qu’il n’a pas dit son dernier mot avec les Chiefs.

«On a des fois l’impression après quatre ou cinq années que ma place était garantie, mais elle ne l’est jamais. Il faut que je gagne ma place et c’est ce que je vais faire l’an prochain. En ce moment, tout ce que je peux faire c’est de m’entraîner avec la même passion en continuant de me pousser. Je m’ennuie déjà de jouer au football et l’an prochain, l’envie sera encore là.»