Crédit : Photo d'archives, Martin Chevalier

Alouettes de Montréal

Vernon Adams reste avec les Alouettes finalement

Publié | Mis à jour

Le quart-arrière Vernon Adams fils a finalement décidé de ne pas se prévaloir de son droit de se retirer son contrat avec les Alouettes de Montréal, ont annoncé ceux-ci jeudi.

Conséquemment, le pivot de 27 ans a renoncé à tenter sa chance dans la NFL dont la saison régulière s’amorcera le 10 septembre. Initialement, il souhaitait voir de l’action après la confirmation de l’annulation de la campagne 2020 de la Ligue canadienne de football.  

«Après avoir profondément révisé et réfléchi à mes opportunités au sud de la frontière, j'en suis venu à la conclusion que mon cœur est à Montréal. Cela m'a aidé à penser plus à mon avenir, et j'ai choisi d'honorer mon contrat avec les Alouettes. Nous avons amorcé quelque chose de spécial en 2019 à Montréal, et je demeure entièrement dévoué à mener cette équipe à la prochaine étape. La meilleure façon d'y arriver est de demeurer avec l'équipe et d'aider à nous rendre meilleurs de quelque façon possible», a déclaré Adams fils par voie de communiqué.

«Nous sommes satisfaits de la tournure des événements. Nous n'avons jamais douté de l'engagement de Vernon envers notre organisation, notre ville et nos partisans, a ajouté le directeur général des Alouettes, Danny Maciocia. Nous sommes heureux que Vernon a choisi de faire partie de notre futur et qu'il va continuer de nous aider à atteindre nos objectifs en continuant de travailler main dans la main avec nous.

En janvier, Adams fils a paraphé une nouvelle entente avec les Alouettes valide jusqu'en 2022. Il a aidé l'équipe à terminer la saison 2019 avec une fiche de 10-8, complétant 283 de ses 431 passes pour des gains de 3942 verges et ce, en 16 parties. Il a terminé au deuxième rang de la LCF avec 24 passes de touché.

Soupir de soulagement 

S’il en est un qui se réjouit des changements de plan d'Adams fils, c’est bien Gary Stern.

Le copropriétaire de l’organisation montréalaise n’a effectivement pas caché sa joie jeudi lorsque le quart-arrière de 27 ans est revenu sur sa décision de résilier son contrat avec les Alouettes.

«Vernon Adams est un leader et une personne tellement aimable. Personnellement, je suis très heureux qu’il ait décidé de continuer avec nous. L’équipe a vraiment un brillant avenir et il sera notre leader sur le terrain pendant les prochaines années», a indiqué Stern.

Malgré la frustration publiquement exprimée par Adams fils ces derniers mois face à la Ligue canadienne de football, qui a finalement été contrainte d’annuler sa saison 2020 en raison de la pandémie de COVID-19, Stern a été pris de court lorsque son joueur-vedette lui a annoncé, dimanche dernier, qu’il quittait le nid.

Il a d’abord accueilli avec déception, mais aussi avec respect, sa décision. Mais il l’a rappelé dès le lendemain pour le convaincre de rester.

«Je lui ai juste dit à quel point nous comptions sur lui pour qu’il soit le leader des Alouettes, a raconté Stern. Je crois que de belles choses l’attendent ici. Les partisans l’aiment, la direction aussi, et il aura de grandes opportunités dans les années à venir. Je lui ai dit que quoi qu’il décide, je respecterais son choix. Mais je lui ai suggéré de prendre son temps et d’y penser une journée ou deux.»

La volte-face d’Adam fils a ravivé toutes les certitudes qu’avait Stern lorsqu’il a acquis l’équipe avec Sid Spiegel en janvier dernier.

«Comme je l’ai dit quand j’ai acheté les Alouettes, l’année prochaine, on gagne la coupe Grey», a lancé l’homme d’affaires ontarien.

Optimisme

Stern n’a d’ailleurs aucun doute qu’il y aura une saison en 2021 dans la LCF. Malgré la pression financière que subissent présentement la ligue et ses neuf équipes, Stern n’en demeure pas moins optimiste.

«La COVID nous fait mal financièrement, mais ça nous a aussi permis de nous ouvrir les yeux et de mettre en lumière certains problèmes de la ligue. Maintenant qu’on a le temps, on se regroupe pour trouver des solutions», a dit Stern, sans toutefois vouloir rentrer dans les détails.

«Je sais que nous trouverons une façon de jouer l’année prochaine et d’avoir une bien meilleure ligue en faisant les changements nécessaires. Je crois qu’il y aura un partenariat entre les joueurs et les équipes qui nous permettra d’être plus forts, a-t-il poursuivi. Je n’ai pas toutes les solutions, je suis juste confiant que ça ira de mieux en mieux dans les années à venir et que les neuf équipes reviendront. Ce sera difficile pour certaines financièrement, mais elles y arriveront (...) Les Montréalais et les Québécois n’ont pas à s’inquiéter d’avoir une équipe l’année prochaine.»

Sur une note plus personnelle, Stern reconnait que ses premiers mois en tant que propriétaire des Alouettes n’ont pas été de tout repos. Mais d’aucune manière il ne regrette d’avoir acheté l’équipe.

«Est-ce que je m’attendais à faire face à ces difficultés? Non. Mais je suis en affaires depuis longtemps. Le virus pose un problème majeur. Il nous empêche de jouer cette année, ce qui me déçoit vraiment. Mais en affaire, tu ne regardes pas en arrière. Tu regardes en avant, tu travailles à devenir plus fort et meilleur. Je sais que c’est ce qui se produira.»