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Crédit : AFP

Tennis

Fernandez et Raonic éliminés au deuxième tour

Publié | Mis à jour

La Québécoise Leylah Annie Fernandez a livré une bonne bataille à la quatrième joueuse mondiale, l’Américaine Sofia Kenin, sur le court Arthur-Ashe, mais elle a plié l’échine 6-4 et 6-3 dans un duel de deuxième tour aux Internationaux des États-Unis, jeudi, à New York.      

Sacrée championne des Internationaux d’Australie en début d’année, Kenin a ainsi signé un neuvième gain consécutif dans les épreuves du Grand Chelem. Elle affrontera maintenant la Tunisienne Ons Jabeur au troisième tour.

Occupant la 104e place du circuit de la WTA avant d’amorcer la compétition, Fernandez n’était pas particulièrement satisfaite de sa performance contre l’Américaine de 21 ans, qui est deuxième favorite à Flushing Meadows.

«Honnêtement, je ne suis pas très contente de moi. Je connais mon niveau et je sais comment je peux jouer. Sans rien enlever à Sofia, qui a joué un très bon match, mon niveau de jeu aujourd’hui était environ de 2 sur 10 par rapport à ce que je peux faire (...) Ce n’était pas ma journée», a confié la Québécoise de 17 ans au micro de TSN.

Cette dernière a concédé son service deux fois en cinq occasions et a commis 26 fautes directes contre 18 pour son adversaire. Dominée 68-51 au chapitre des points remportés, Fernandez n’a pas obtenu une seule chance de briser.

Tombeuse au tour initial de Vera Zvonareva, l’athlète de la Belle Province a claqué cinq as, soit deux de plus que Kenin. Cependant, elle a commis six doubles fautes, soit le double de sa rivale. Au chapitre des points gagnants, l’Américaine a eu un léger avantage de 19 à 17.

Pospisil surprend Raonic    

Dans un duel tout canadien, Vasek Pospisil a surpris Milos Raonic en quatre manches de 6-7 (1), 6-3, 7-6(4) et 6-3, au deuxième tour également.

Il s’agit d’une deuxième victoire en quatre affrontements en carrière sur le circuit de l’ATP pour Pospisil, 94e au monde, face à Raonic, 18e. Le Britanno-Colombien de 30 ans s’était également imposé lors de leur dernier duel, qui avait eu lieu à Antwarp, en Belgique, en 2018.

En plus de réussir à briser deux fois le puissant service de Raonic, Pospisil n’a perdu aucun jeu lorsqu’il avait les balles en main.

Raonic a tout de même pu compter sur son arme de prédilection en réussissant 29 as et en remportant 82% des points lorsque sa première balle était en jeu. Il a toutefois éprouvé plus de difficulté avec sa deuxième balle avec laquelle il a remporté 45% des points.

Pospisil a également excellé au service en réalisant 19 as. Il a frappé 48 coups gagnants contre 55 pour l’Ontarien de 29 ans. Ce dernier a également commis 35 fautes directes alors que Pospisil en a enregistré 27.

«Je crois qu’on était tous les deux un peu nerveux, a admis Pospisil en entrevue à TSN. Mais dès le début du match, je sentais que je lisais relativement bien son service.»

«J’ai aussi très bien servi, ce qui est évidemment la clé. Si tu as une mauvaise journée au service contre Milos, ça devient très difficile. Heureusement, je servais bien et je frappais aussi très bien la balle. Quand on entrait dans les échanges, je sentais que j’avais un peu l’avantage ce qui m’a permis de rester relax tout au long du match. Je me suis donné de bonnes opportunités et, cette fois, ça a fonctionné.»

Pospisil a maintenant rendez-vous avec l’Espagnol Roberto Bautista Agut, huitième favori à Flushing Meadows et 11e joueur mondial, au troisième tour. Ce dernier a vaincu le Serbe Miomir Kecmanovic en quatre manches au deuxième tour. Bautista Agut a gagné ses trois duels en carrière face à Pospisil.

Raonic reste positif

De son côté, Raonic tentait de voir le bon côté des choses après la défaite, lui qui a atteint la finale du tournoi de Cincinnati la fin de semaine dernière.

«Quand on regarde tout ça, je crois qu’il y a beaucoup de positif à en retirer. Si quelqu’un m’avait dit que je ferais environ 645 points dès la reprise (des activités de l’ATP), j’aurais pensé que c’est une bonne nouvelle. Globalement, il y a beaucoup de positif. Mais à l’évidence, ce qui s’est passé aujourd’hui va me déranger pendant un moment, a reconnu l’Ontarien. Chaque fois qu’il en avait besoin, il réussissait à monter son jeu d’un cran.»