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Peu de chances en avantage numérique pour le CH: la combativité en cause?

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-01-31T20:30:00Z

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L’équivalent de huit périodes ou 160 min et 50 s. C’est le temps qui s’est écoulé entre deux avantages numériques pour le Canadien entre samedi et jeudi.

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Le succès d’une équipe ne repose pas uniquement sur l’avantage numérique, mais quand on ne parvient même pas à provoquer des punitions pendant l’équivalent de plus de deux matchs, c’est signe que quelque chose cloche et pas seulement dans la façon qu’ont les officiels de gérer leur match.

Évidemment, le Canadien n’a pas perdu ses quatre dernières rencontres parce qu’il n’a pas réussi à marquer dans les cinq avantages numériques qu’il a obtenus, mais c’est tout de même un signe que quelque chose a peut-être changé dans le jeu de l’équipe.

Répétons-le pour que l’idée fasse son chemin: le Canadien a obtenu un avantage numérique un peu avant le milieu de la première période contre les Devils samedi, il n’en a pas eu contre les Jets mardi et a attendu le milieu du troisième engagement contre le Wild pour en obtenir un autre. C’est long en titi. Et ça explique pourquoi Nick Suzuki mentionnait que les plaintes sur le banc étaient de retour.

Combativité 

Quand une équipe ne parvient pas à faire prendre des punitions à l’adversaire, ça veut dire deux choses. Soit l’équipe devant elle est très disciplinée, soit il y a un problème avec la combativité. Et ça serait étonnant que le Canadien ait affronté trois équipes extrêmement disciplinées de façon consécutive.

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Martin St-Louis a d’ailleurs mentionné dans son point de presse après le revers contre le Wild que ses hommes semblaient manquer de jus. Cette baisse apparente de la combativité ne semble pas encore l’inquiéter, mais ça pourrait bien finir par arriver.

«Si ça continue comme ça, on va commencer à penser que c’est ça. Ce soir, ils ont laissé passer des calls, mais je ne blâmerai pas l’arbitre. [...] Je regarde le match et l’arbitre n’a pas d’incidence. On a perdu notre assurance [swagger] un peu et il faut la retrouver.

«Quand on a plus de jus, on est plus fatigants et dangereux et les autres équipes doivent forcer, et il faut retrouver ça.»

Différence 

La différence est notable. Le Canadien a obtenu seulement cinq avantages numériques lors des quatre défaites qu’il vient de subir et a été blanchi.

Lors de sa belle séquence de 17 matchs au cours desquels il a maintenu une fiche de 13-3-1, le Tricolore a inscrit 11 buts en 50 avantages numériques.

Ça donne en moyenne 2,9 avantages numériques par rencontre. La différence est donc importante.

Au cours de cette période, l’équipe n’a disputé qu’un seul match, à Vegas, où l’adversaire n’a pas été obligé de se débrouiller à court d’un homme.

Et surtout, quand l’équipe n’obtient pas d’avantage numérique, elle se prive du tir de Patrik Laine qui a inscrit 10 de ses 12 buts et récolté 11 de ses 18 points pendant que l’adversaire jouait avec un homme en moins. À égalité numérique, le Finlandais est généralement discret ou carrément invisible comme jeudi soir.

Erreurs individuelles 

Martin St-Louis parle régulièrement de limiter les actions qui aident l’autre équipe. Jeudi soir, les trois buts marqués contre Jakub Dobes ont été le résultat de ce genre d’action.

Une incapacité à dégager une rondelle sur le premier but, une rondelle échappée à la ligne bleue adverse sur le second et une rondelle échappée en haut de zone défensive sur le troisième.

Même chose contre les Jets mardi. Une sortie de zone qui devient un revirement et deux buts où la rondelle n’est pas maîtrisée derrière le filet, pour ensuite se retrouver sur la palette d’un joueur seul dans l’enclave.

Et sans vouloir en rajouter, le but victorieux de Jack Hughes en prolongation samedi dernier prend son origine dans une mauvaise passe de Patrik Laine non maîtrisée par Mike Matheson. C’est donc dire que les sept derniers buts accordés par Samuel Montembeault et Jakub Dobes auraient pu être évités.

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