Tous les résultats
Publicité

Wimbledon sous la pluie: de mauvais souvenirs sont revenus hanter Milos Raonic

Photo AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2023-07-05T19:47:47Z

Partager

LONDRES | Wimbledon et la pluie, c'est une tradition, comme le sont les vêtements blancs ou les fraises à la crème. Et depuis deux jours à Londres, la météo fait des siennes, si bien que la Canadienne Bianca Andreescu n'a même pas encore joué son match de premier tour, tandis que le Serbe Novak Djokovic, à qui sont toujours réservés les stades couverts de toit rétractables, a déjà atteint la troisième ronde.

À son premier match au All England Club depuis 2019, Milos Raonic, lui, ne savait plus trop comment gérer ces délais de pluie. Deux fois, sa rencontre de premier tour contre l'Autrichien Dennis Novak a été interrompue par des averses. 

«Je continuais à m'échauffer, m'échauffer, m'échauffer, a raconté le géant canadien aux journalistes, après sa victoire de 6-7 (5), 6-4, 7-6 (5) et 6-1. Ç'a été le plus compliqué. J'essayais de me rappeler ce que je faisais avant, mais ça faisait tellement longtemps.» 

Pour passer le temps, Raonic a aussi fait des jeux-questionnaires sur les animaux avec son compatriote Denis Shapovalov et l'entourage de ce dernier. 

Mais, de retour sur le terrain, quand des gouttes ont recommencé à tomber sur le court 16 alors qu'il tirait de l'arrière 5-3 au bris d'égalité de la troisième manche, le joueur de 32 ans a commencé à s'inquiéter de la qualité du gazon. «Est-ce que vous vous préoccupez de la sécurité des joueurs?» a-t-il demandé à l'arbitre.

Publicité

Une chute qui avait endommagé sa hanche

C’est que de l'herbe mouillée, ça glisse. Raonic le sait trop bien: en 2011, il avait chuté lors de son deuxième match à Londres, se blessant du même coup à la hanche. 

«Même avant le deuxième arrêt de pluie, je lui en ai parlé. Je ne demande pas de traitement de faveur, mais en 2011, cinq jours après ma chute, je devais me faire opérer à la hanche. Et cette fois-là, on m'avait dit que la surface était sèche», a-t-il raconté. 

«Comme j'ai eu cette expérience, sur gazon, j'avais des raisons d'être inquiet, a ajouté Raonic. [...] En plus, il n'y avait aucune raison de précipiter les choses. Ce n'est pas le genre de pause qui aurait retardé tout l'horaire. Je crois que l'avis et l'expérience des joueurs devraient être davantage pris en compte.»

Les favoris avantagés

Ce délai n'aurait peut-être rien changé, mais la séance de mercredi au All England a encore été fortement perturbée, alors que la majorité des matchs qui devaient d'abord être disputés mardi étaient à l'horaire. 

Seuls le central et le court 1 sont dotés de toits rétractables, ce qui signifie que les athlètes qui y jouaient dans les deux derniers jours - les favoris - sont les seuls à ne pas avoir vu leur début de quinzaine être trop perturbé.

Djokovic et sa serviette

Ceux-ci ne sont toutefois pas sans failles. Lundi, la rencontre de Djokovic a été interrompue pendant 1h20. Une autre averse avait forcé les organisateurs à fermer le toit du prestigieux central, un processus qui prend habituellement 30 minutes. 

Mais le gazon est demeuré mouillé plus longtemps que prévu, incitant même le numéro 2 mondial à venir sécher le terrain avec sa serviette, à la blague. 

Photo AFP
Photo AFP

Et à Wimbledon, un règlement municipal veut que tous les matchs doivent être terminés pour 23h. La majorité de ceux-ci finissent même avant, car il n'y a pas de lumière sur les plus petits courts et que le soleil se couche vers 21h. 

Un beau casse-tête, tant pour les organisateurs que pour les joueurs, donc. D'autant plus que des manifestants de l’organisation écologiste Just Stop Oil ont fait irruption sur le terrain 18, mercredi, afin de lancer notamment des morceaux de... casse-tête.

Ces derniers ciblent dernièrement les événements sportifs majeurs tenus en Grande-Bretagne, afin d'inciter le gouvernement britannique à ne pas exploiter de nouveaux gisements de pétrole ou de gaz naturel.

Publicité
Publicité