Félix Auger-Aliassime et Leylah Fernandez ne sont pas des fans de cette tradition centenaire à Wimbledon


Jessica Lapinski
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LONDRES | «Des fraises avec de la crème? Pas pendant le tournoi, ce n’est pas très santé! Je m’en tiens seulement aux fraises», lance Félix Auger-Aliassime, quand on l’interroge sur ce qui est l’une des plus anciennes traditions à Wimbledon.
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Leylah Fernandez, elle, n’aime pas... la crème. Elle préfère des fraises avec du Nutella ou encore avec un peu de sucre dessus. «Mais sinon, les fraises seules sont très bonnes ici», affirme-t-elle.
Les fraises à la crème, dessert favori des spectateurs de passage au All England Club, sont nées en même temps que le plus ancien des tournois majeurs, en 1877.
10 000 litres de crème
En juin et en juillet, c’est la saison des fraises en Angleterre. Il semblait donc à propos d’en servir aux 200 convives qui assistaient à l’époque à l’événement.
Il s’en consomme beaucoup plus aujourd’hui: selon The Sun, ce sont 10 000 litres de crème et près de 62 000 livres de fraises qui sont ingérés chaque année à Wimbledon.

Et malgré l’inflation galopante, leur prix n’a pas augmenté depuis 2010. La boîte contenant environ 10 fraises équeutées et de la crème se vend 2,5 livres sterling, soit près de 4,20$.

Deux boîtes pour un maximum de fraises
Si Félix ne consomme pas de crème durant le tournoi, il n’excluait pas de le faire une fois sa quinzaine terminée, car il en aime bien le goût.
Mais sa compatriote Bianca Andreescu, elle, en mange «tous les jours, bébé!» (ce sont ses mots précis). «C’est ma routine, ajoute-t-elle en riant. Ce que je fais, c’est que j’en prends deux, parce qu’ils ne mettent que quelques fraises, je les verse dans la même boîte et je les noie dans la crème.»
«C’est terrible, mais vous savez quoi? Ces fraises sont tellement bonnes! Je m’excuse, mais elles ne goûtent pas du tout comme au Canada ou aux États-Unis.»
«Comme des ados»
Eugenie Bouchard en avait pour sa part mangé trois fois avant son premier match de qualifications, la semaine dernière.
«C’est la tradition! Je me souviens de la première fois où j’ai joué chez les juniors à Wimbledon, on était très excités d’en manger. On était vraiment comme des ados. Ça me rappelle de bons souvenirs.»