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Voici tout ce qu’il faut savoir sur les Québécois de la LCF

Photo Martin Chevalier

Philippe Asselin

2024-06-09T03:55:00Z

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Marc-Antoine Dequoy sera heureux d’apprendre que ça parlera français dans tous les vestiaires de la Ligue canadienne de football (LCF) en 2024.

Après les dernières coupures dans le circuit Ambrosie, ils sont 59 footballeurs originaires du Québec à avoir fait leur place dans l’une des neuf équipes de la ligue.

Sans surprise, les Alouettes de Montréal comptent le plus de gars de chez nous dans leur formation. Ils sont 13 à être nés ou à avoir grandi dans la Belle Province chez les Moineaux.

• À lire aussi: Alouettes: après une conquête de la Coupe Grey, «on fait quoi maintenant?»

La grande majorité a été formée par l’un des cinq clubs universitaires du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ). Seulement, Geoffrey Cantin-Arku a joué aux États-Unis. Le premier choix des «Als» au dernier repêchage est un produit de l’Université de Memphis.

«À talent égal, nous prendrons toujours le Québécois», avait notamment dit le directeur général des Alouettes, Danny Maciocia, en marge du repêchage 2022. Visiblement, le DG n’a pas changé son fusil d’épaule depuis.

Les Stampeders sont au deuxième rang en ce qui concerne le nombre de Québécois dans leur formation avec huit. Parmi ceux-ci, on retrouve six athlètes de première année. Il y a aussi le plus vieux joueur du circuit: le botteur René Paredes, qui a 39 ans. Ce dernier est né au Vénézuéla, mais a été élevé à Pierrefonds et a porté les couleurs des Stingers de Concordia.

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Les Carabins bien représentés

Au total, ils sont 43 footballeurs québécois à avoir évolué dans le RSEQ à l’université.

Ce sont les Carabins de l’Université de Montréal qui remportent la palme du plus grand nombre de représentants avec 16 footballeurs. C’est avec les Alouettes que l’on trouve le plus d’anciens Bleus, soit sept.

Le Rouge et Or de l’Université Laval arrive deuxième avec 13 athlètes formés par le groupe de l’entraîneur-chef Glen Constantin. Ils sont six anciens des Stingers, quatre de McGill et quatre du Vert & Or de Sherbrooke.

«Avec le cégep et l’université, les gars de chez nous sont un petit peu plus matures quand ils atteignent la Ligue canadienne», a analysé le secondeur des Blue Bombers de Winnipeg Shayne Gauthier.

«Nous avons aussi de super bons entraîneurs partout au Québec, ce qui fait en sorte que nous avons des joueurs qui sont excellents et qui performent sur le terrain, autant sur les unités spéciales qu’en attaque ou en défense», a poursuivi le produit du Rouge et Or.

Photo d'archives, AFP
Photo d'archives, AFP
Du sang neuf

Parmi tous les Québécois qui joueront dans la LCF cette saison, ils seront 16 recrues.

Le demi défensif Kaylyn St-Cyr en a fait suffisamment pour se dénicher une place sur l’équipe d’entraînement des Stampeders.

«C’est un rêve d’enfance qui se réalise, mais le travail ne fait que commencer», a-t-il souligné quelques jours après avoir su qu’il aillait rester à Calgary.

«Je pense que le football universitaire québécois a une excellente réputation, mais que ça ne se transportait pas nécessairement chez les pros précédemment. C’est en train de changer et c’est vraiment plaisant à observer.»

David Moll / Calgary Stampeders
David Moll / Calgary Stampeders

Par ailleurs, l’âge moyen des Québécois dans la LCF est de 27,9 ans. Il faut cependant mentionner que Paredes et le joueur de ligne à l’attaque des Alouettes Kristian Matte (38 ans) font monter considérablement la moyenne à eux seuls.

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