«Vitrerie Joyal»: Voici tout ce qu'il y a à savoir sur la nouvelle série de Martin Matte
Vendredi 1er mai, Prime Video (S01EP01)
La rédaction
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C’est en s’inspirant de son propre père que Martin Matte a écrit sa dernière série télé, dans laquelle il nous présente un entrepreneur qui tente de sauver sa vitrerie dans un monde en plein changement. Et si la tendance se maintient, on peut s’attendre à une œuvre aussi amusante que touchante.
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Créée par Martin Matte et réalisée par Guillaume Lonergan, à qui l’on doit notamment les séries Empathie ainsi que Audrey est revenue, cette production québécoise de six épisodes est une comédie dramatique à la fois intime et générationnelle. L’humoriste, qu’on a adoré suivre dans Les beaux malaises, transporte les téléspectateurs au cœur du Québec des années 1990, une période charnière où la société oscille entre tradition et modernité. À travers le parcours ce cet entrepreneur qui a bâti son entreprise à force de travail, la série explore les espoirs, les ambitions et les désillusions d’une époque en pleine transformation.
Martin Matte y incarne André Joyal, un personnage inspiré de la vie de son propre père. Fier et déterminé, cet homme a consacré toute son énergie à construire une vitrerie qu’il rêve de léguer à ses fils. Mais alors que le monde évolue rapidement autour de lui, André peine à suivre le rythme. « Nous sommes dans les années 1990. André est un homme de son temps. Il est droit et dur, et un grand travailleur. Il a 53 ou 54 ans et il a de la difficulté avec les changements qui se produisent à l’époque : les nouvelles façons de penser et l’arrivée de l’informatique », explique Martin Matte. « Je me souviens que je travaillais pour mon père quand il a fallu penser à informatiser l’entreprise. Ce n’était pas facile ! André essaie de suivre le mouvement, mais il n’y arrive pas. »
Sous tension
André est parti de rien et il a travaillé très fort pour mettre sur pied son entreprise. Il est fier du travail accompli et n’a jamais compté ses heures. Il est le premier au boulot le matin et le dernier à quitter la vitrerie. Malheureusement, cela ne suffit plus. La concurrence est plus féroce et le métier se modernise. Comment André peut-il conserver ses acquis quand tout bouge autour de lui et qu’il refuse d’avancer ? André finit par perdre pied. Tout va trop vite autour de lui, et les grands changements qui s’opèrent ont des conséquences désastreuses sur sa vie privée et sa vie professionnelle.
À la maison aussi, les tensions s’accumulent. Les deux fils d’André, Vincent et Philippe (Pierre-Yves Roy-Desmarais et Pier-Luc Funk), travaillent à la vitrerie familiale. André croit que la relève est assurée, mais Philippe lui annonce qu’il rêve plutôt de faire carrière en humour. « On me verra y tenir le rôle de Philippe Joyal, qui souhaite devenir humoriste. Il s’agit d’un personnage très inspiré de Martin lui-même. J’ai adoré tourner là-dessus et nous formions une super équipe. Il s’agit d’une série à la fois drôle et touchante. Dans son écriture, Martin a été capable de se rendre vulnérable tout en préservant son côté comique », mentionne Pierre-Luc Funk à Échos Vedettes.
S’adapter ou mourir
De son côté, Diane (Marilyse Bourke), son épouse, souhaite redéfinir son rôle et ne plus se contenter de rester à la maison. Elle désire retourner sur le marché du travail. Aux yeux de son mari, c’est toutefois à lui de faire vivre sa famille. Il n’aime pas beaucoup discuter et il a l’habitude de couper court à la conversation. Il devra cependant écouter les demandes de Diane, qui tiendra son bout, et aura beaucoup de mal à accepter ces remises en question.
Finalement, dans le premier épisode, André apprend que son meilleur client, Jean Langlois (Steve Laplante), qui est aussi un ami de longue date, change de fournisseur. Ce changement ne peut pas plus mal tomber, les ventes de la vitrerie étant en chute libre. Alors que la survie de son entreprise en dépend, il est prêt à tout pour récupérer son meilleur client avec l’aide de son employée de bureau, incarnée par Florence Longpré, ainsi que ses deux vendeurs, joués par Guillaume Cyr et François Chénier. Tous ces changements qui s’opèrent autour de lui redéfiniront sa façon de voir les choses et ce qui compte vraiment dans sa vie.