À la découverte du Maroc avec Geneviève Rochette
«Indomptables», mercredi 20h, à TVA et sur TVA+.

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Au printemps 2011, la comédienne s’est envolée pour le Maroc avec son conjoint et leur fils Victor, alors âgé de cinq ans. Un voyage de trois semaines entre Marrakech, Essaouira et le désert, dans un pays vibrant qui allait profondément la marquer.
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Le voyage est né d’un élan spontané. Sa fille, qui à l’époque était en cinquième secondaire, devait aller en Égypte pour son voyage de fin d’année. « Je me suis dit : ce n’est pas vrai qu’elle ira en Afrique avant moi ! » raconte-t-elle en riant. Geneviève a donc choisi de partir pour le Maroc, tandis que sa fille était finalement allée en Argentine, car son voyage scolaire avait été redirigé en raison du Printemps arabe. « Au Maroc, à ce moment-là, la situation restait tout à fait sécuritaire », précise-t-elle.
Marrakech, au cœur de la Médina
À Marrakech, la famille a séjourné dans la Médina, dans un riad, ces vastes demeures traditionnelles transformées aujourd’hui en maisons d’hôtes. Geneviève aime s’installer longtemps au même endroit pour en saisir l’essence. « Moi j’aime ça me poser quelque part et rester à la même place pour bien prendre le pouls de l’endroit. La Médina, à Marrakech, c’est une vraie caverne d’Ali Baba, c’est un capharnaüm, mais c’est extrêmement séduisant comme ville ! » Dans le riad, l’atmosphère était intime, presque familiale. « On a soupé là trois fois et le majordome nous a fait des tajines extraordinaires. Les Marocains font braiser les viandes. Le tajine d’agneau fondait dans la bouche et était d’une tendreté parfaite. C’est une cuisine goûteuse que j’aime beaucoup. Dans les souks, l’ambiance est vibrante et colorée. « Les marchands criaient : Plaisirs des yeux, plaisirs des yeux, venez, madame ! Ils sont très insistants et ce n’est pas facile de ne rien acheter. »

La charme brut du désert
Pour rejoindre le désert, ils ont traversé une chaîne de montagnes pendant plus de neuf heures. Le chauffeur était inquiet en voyant le jeune âge de Victor. « Je l’ai rassuré en lui disant que mon fils était un bon voyageur. » Touché par la curiosité de l’enfant et par ses discussions, il s’est arrêté pour lui acheter des dattes. « Il m’a dit ensuite : je ne fais jamais ça, mais il est trop charmant ! » Une fois arrivé dans la région de Ouarzazate, les deux nuits sous la tente dans le désert, loin du confort occidental, ont été le moment fort du séjour. « Je m’attendais à un peu plus de confort, et je me suis dit que mon fils n’allait pas aimer. Mais non, au contraire, il était tellement excité ! Se réveiller au lever du soleil a été magique. On s’est assis dans le sable, enveloppés d’une couverture. Un moment inoubliable, de pure beauté avec les dromadaires qui étaient à côté de nous. Ç’a été une expérience très spéciale. »

Le Maroc au cœur de la famille
« Nous sommes ensuite allés à Essaouira, un petit village blanc et bleu indigo. C’était magnifique. » Geneviève a été impressionnée par la place Jemaa el-Fna. « En sortant des souks, on arrive sur cette grande place qui regroupe plusieurs commerces et petits kiosques partout avec des marchands de serpents ! C’est fascinant ! J’avais l’impression d’être dans une bande dessinée de Tintin ! » Une semaine après leur retour, alors que le printemps arabe gagnait le Maroc, un attentat à la bombe a frappé un lieu qu’ils avaient fréquenté. « J’ai vu ça dans le journal, et je reconnaissais bien les lieux. Ça m’a donné froid dans le dos. » Aujourd’hui, le Maroc fait partie de son histoire familiale. « Le conjoint de ma fille est Marocain et ma fille vient d’accoucher. Je ne savais pas à l’époque qu’on allait avoir un petit Marocain dans la famille. Alors on souhaite y retourner tous ensemble dans la famille de mon gendre. »