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Visite papale: attentes élevées et préoccupations chez les Premières Nations

Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Photo portrait de Dominique Lelièvre

Dominique Lelièvre

2022-07-21T19:14:52Z

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À quelques jours de la visite historique du pape François à Québec, les Premières Nations réitèrent toute l’importance devant être accordée au processus de guérison, en plus de faire état de préoccupations qui subsistent.

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L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) a rappelé jeudi à quel point les excuses du souverain pontife sont «essentielles» pour les survivants du régime des pensionnats autochtones.

«Vous savez, il n’y a personne ici qui a le cœur à la fête. Je pense que c’est un moment, oui, qui est très, très solennel, mais en même temps, un moment aussi qui permet peut-être à l’Église [...] de vraiment reconnaître les torts qui ont été causés aux peuples autochtones», dit le chef Ghislain Picard.

«Et ça, toute le monde mérite de l’entendre», insiste-t-il.

Il demande que la même importance à ces excuses soit accordée aux participants, peu importe l’étape du voyage. 

«Ce qui vaut pour Edmonton vaut pour Québec aussi», lance-t-il.

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«Insensibilité»

D’autre part, l’APNQL n’a pas mâché ses mots jeudi dans un communiqué dans lequel elle déplorait «l’insensibilité des autorités catholiques envers les survivantes et survivants dans la préparation de l’événement».

En entrevue, Ghislain Picard explique que des inquiétudes subsistent en lien avec la messe à Sainte-Anne-de-Beaupré, alors que plusieurs membres autochtones sont âgés et ont des problèmes de mobilité.

«Il y a des survivants qui doivent être accompagnés. Est-ce qu’il est possible, par exemple, pour un accompagnateur ou une accompagnatrice d’aller placer le survivant dans la place qui lui sera assignée [dans la basilique]?», demande-t-il.

«La dernière navette qui va partir des deux sites à Québec, c’est 7h le matin. Ça veut dire qu’il y a une attente, je veux dire, incroyable pour des personnes qui sont d’un certain âge, donc il faut également s’assurer de leur confort minimalement», plaide-t-il.

En mode solutions

De leur côté, les organisateurs de la visite papale assurent qu’il y a une «volonté sincère» de répondre à toutes préoccupations de la communauté autochtone, malgré les délais serrés.

Jasmin Lemieux-Lefebvre, membre de l’équipe nationale de la visite papale, affirme qu’une solution a été trouvée en quelques heures, cette semaine, afin de permettre à des accompagnateurs linguistiques d’aider les survivants dans leur langue à l’entrée et à la sortie des navettes qui les amèneront à Sainte-Anne-de-Beaupré.

«On est dans un mode solutions, alors on accueille tout, puis on avance ensemble à quelques jours de cette grande visite», déclare-t-il.

Le porte-parole s’est dit convaincu que les excuses du Saint-Père vont pouvoir «résonner» dans toutes les régions visitées.

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