[EN IMAGES] Des autochtones marchent de Mashteuiatsh à Québec
En soutien aux victimes des pensionnats, ils parcourront 260 km à pied pour assister à la visite du pape


Pierre-Paul Biron
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Des Autochtones ont pris le départ jeudi matin d’une expédition à pied de 260 kilomètres en marge de la visite du pape.
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« C’est une opportunité pour nous de ramener les projecteurs sur les survivants des pensionnats », fait remarquer Jay Launière Mathias, directeur général de l’organisme Puamun Meshkenu, qui organise la Grande Marche pour la guérison.
« La raison pour laquelle le pape est ici, c’est pour offrir ses excuses aux survivants et reconnaître les gestes qui ont été posés », a rappelé l’organisateur.

Territoires ancestraux
D’ici mardi prochain, 13 marcheurs parcourront l’entièreté des 260 kilomètres séparant l’ancien pensionnat de Mashteuiatsh, le dernier à avoir fermé ses portes au Québec, et la communauté wendat de Wendake, à Québec.

« On va parcourir le territoire comme nos ancêtres le faisaient. Ce sera une façon de se reconnecter avec ce qui est tellement important pour nous tous. En tant que gardiens du territoire, c’est aussi important d’en prendre soin », souligne Jay Launière-Mathias.

Mercredi, une deuxième marche d’une quinzaine de kilomètres est prévue entre Wendake et les plaines d’Abraham, où le pape doit faire une apparition après son arrivée à Québec a appris Le Journal.
Parmi les marcheurs se trouvent des gens qui ont vécu les horreurs des pensionnats et d’autres à qui on les a racontées.

« Les survivants et survivantes ont été les premiers impactés par la politique des pensionnats, mais dans nos communautés, les impacts intergénérationnels se ressentent encore aujourd’hui. »
Des gestes concrets attendus
Et quant à la visite du pape en tant que telle, les marcheurs et leur entourage attendent évidemment avec beaucoup d’anticipation les excuses.

« Ce sera un jalon important dans le chemin de la guérison de plusieurs individus, mais les excuses ne sont qu’une étape parmi tant d’autres. Ce qui est important, ce seront les gestes concrets qui suivront », estime l’organisateur de la Grande Marche pour la guérison.