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Jeux: virée en Égypte

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2021-02-06T06:00:00Z

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Les thèmes dans le monde du jeu de société sont cycliques, mais certains reviennent plus que d’autres, comme la science-fiction, le fantastique et les donjons.

L’histoire offre aussi un beau terreau aux créateurs qui cherchent à se réinventer.

Qui dit histoire dit bien évidemment Égypte, l’un des berceaux de la civilisation. C’est donc dans la vallée du Nil qu’on passera cette chronique. 

Ankh’or

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  • 2-4 joueurs
  • 10 ans +
  • 30 minutes

Vous aimez Splendor ? Vous allez être à votre aise avec ce petit jeu, qui est presque une version de poche du grand succès tant ils se ressemblent dans leur mécanique. 

Il s’agit d’un jeu de gestion de ressources très simple qui s’apprend en quelques minutes et qui est rapide.

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On aura d’abord un marché de tuiles dont les prix en ressources seront variables et changeront d’une partie à l’autre. Avec ces tuiles, vous allez bâtir votre royaume en tentant de le rendre le plus riche possible.

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À votre tour, vous aurez le choix de piocher trois jetons ressources, dont un Ankh qui permet de faire l’une ou l’autre des deux actions optionnelles. Votre autre option sera de dépenser des ressources pour acquérir une nouvelle tuile et l’ajouter à votre royaume.

Comment fait-on des points ? En réunissant des tuiles de la même couleur ou comportant le même animal. Cinq tuiles adjacentes de l’un ou de l’autre vaudront un jeton boni de trois points. À la fin de la partie, vous marquerez également un point par tuile de la même famille dans tout groupe de deux tuiles ou plus.

Il est également possible d’ajouter un second niveau de tuiles à votre royaume dès qu’il y en a au moins quatre au premier niveau et que celles-ci forment un carré.

En utilisant les jetons Ankh, vous pourrez aussi faire apparaître de nouvelles tuiles dans le marché ou changer l’emplacement de l’une de vos tuiles.

C’est donc un jeu tout simple qui ne nécessite pas une grande maîtrise, mais qui va offrir une belle satisfaction. 

Egizia: Shifting Sands

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  • 2 à 4 joueurs
  • 14 ans+
  • 90 minutes

On se trouve ici sur du lourd, un gros jeu qui s’adresse à des joueurs aguerris qui n’auront pas peur des mécaniques plus complexes et lourdes.

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Sur cinq manches, vous allez poser des ouvriers (bateaux) sur des stations le long du Nil qui vous permettront d’accomplir diverses actions.

D’une manche à l’autre, le Nil prendra une configuration différente dans son offre d’actions puisque celles-ci seront déterminées par des cartes qui seront tirées au début de chaque nouvelle manche.

Comme on descend le Nil, une fois que l’on aura posé un bateau sur un emplacement, il ne sera plus possible d’effectuer une action en amont de ce bateau jusqu’à la fin de la manche.

L’un des éléments essentiels du jeu est la production de pierre et de blé. La pierre permettra de construire des éléments qui vous feront gagner des points, alors que le blé servira à nourrir les ouvriers sur un plateau personnel. Et la production de la précieuse céréale sera influencée par le type de terres que vous aurez et l’endroit où se trouvera l’anneau d’irrigation. Vous ne pouvez pas nourrir tout le monde ? Vous perdrez des points.

Il s’agit donc d’un jeu costaud qui nécessite beaucoup de gestion et de doigté dans les actions que l’on choisit d’exécuter d’une manche à l’autre.

Cela dit, il est moins compliqué qu’il en a l’air, surtout après quelques parties. 

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Pharaon

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  • 1 à 5 joueurs
  • 12 ans +
  • 60 minutes

Dans cette belle boîte se cache un jeu de gestion très ingénieux au matériel de fort belle qualité.

Dans Pharaon, vous incarnez, sur cinq manches, un souverain égyptien de son enfance jusqu’à sa mort. Vous allez donc passer le jeu à préparer votre passage dans l’au-delà.

Photo courtoisie
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Parlons d’abord du matériel abondant. Il y a un plateau central rotatif autour duquel vont se déployer les cinq quartiers du jeu où l’on pourra faire des actions.

À la base du jeu, on accumule des ressources pour effectuer des actions. Il faut toutefois être prévoyant dans sa préparation puisque, comme le plateau est rotatif, les ressources nécessaires pour accomplir l’action d’un quartier donné changeront d’une manche à l’autre.

Pour simplifier le tout, pour effectuer l’action de l’un des cinq quartiers, il faut payer une ressource d’un type donné, c’est le coût d’accès. Mais, comme le jeu est bien pensé, si l’on a besoin de la ressource en question pour effectuer l’action du quartier, le coût d’accès pourra être déduit du coût de l’action. Compliqué ? Pas vraiment. Ça rend le jeu plus fluide.

Pour ce qui est des quartiers, il y a celui des nobles (des cartes que l’on acquiert pour nous aider dans le jeu), celui des offrandes (on obtient des ressources), celui du Nil (acquisition de ressources et piste de pointage), celui des artisans (cartes avec des points et des ressources) et celui de la chambre funéraire (progression de points).

En plus de ça, il y a des bonus possibles avec les objectifs des dieux, des bonus qui seront versés si l’on répond aux exigences du boni.

C’est un jeu qui peut sembler intimidant en raison de la quantité de matériel, mais qui est finalement simple et fluide. Le défi est de bien optimiser ses actions pour faire des tours payants.

Et c’est justement ce qui fait que le jeu peut vite créer une dépendance.

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