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Villeneuve 22e au Daytona 500

Photo portrait de Louis Butcher

Louis Butcher

2022-02-21T01:33:37Z

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Parti 40e et dernier sur la grille de départ, Jacques Villeneuve a rallié l’arrivée au 22e rang hier à sa première participation au 500 Milles de Daytona.

Le Québécois, qui n’avait pas roulé en Coupe NASCAR depuis 2013 et sur un anneau de vitesse depuis 15 ans, a su éviter le chaos en fin de parcours pour ramener la voiture sur ses quatre roues et en un seul... morceau.

Austin Cindric a remporté l’épreuve pour signer sa toute première victoire dans la discipline-reine du stock-car, et ce, à son huitième départ seulement en carrière.

«On espérait un top 20, a relaté Villeneuve en entrevue au «Journal», mais bon, je suis content de ma performance. Je me suis bien amusé. Finir 22e, c’est un bel accomplissement dans les circonstances.»

Meilleur que sa... voiture

«Quand j’ai pu rouler avec le groupe de tête, j’étais à l’aise, a-t-il enchaîné. Ma satisfaction, c’est d’avoir tenu tête à des prétendants à la victoire pendant plusieurs tours. Et, surtout, sans faire d’erreur.»

Au deuxième segment, où il a connu ses meilleurs moments, Villeneuve a inscrit le neuvième temps le plus rapide en course au 76e tour quand il a arrêté le chronomètre à 46,344 secondes pour une vitesse moyenne de 194,200 milles à l’heure.

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«La voiture n’était pas parfaite, souvent capricieuse. J’ai éprouvé des problèmes de sous-virage [train avant instable] en début de course, puis c’est l’arrière, un peu plus tard, qui avait tendance à vouloir décrocher.»

Sans risque de se tromper, on peut affirmer que Villeneuve a été tout simplement meilleur que sa voiture. Et c’est tout en son honneur d’avoir réussi son pari non seulement de parvenir à se qualifier pour cette épreuve mythique, mais aussi de compléter l’épreuve, même s’il a dû concéder trois tours au vainqueur.

«Mission accomplie»

N’oublions pas non plus qu’il est âgé de 50 ans et qu’il a affronté des vétérans aguerris de la spécialité (qui comptent des centaines de départs de plus que lui) et de jeunes loups au grand talent.

«Le fait d’avoir été immobilisé pendant deux jours [en raison d’ennuis mécaniques] cette semaine n’a certes pas aidé, a affirmé Villeneuve. On a manqué de temps pour peaufiner notre préparation. Mais dans l’ensemble, je peux dire... mission accomplie.»

S’il n’a pu compléter que 198 des 201 tours (un accident tardif a nécessité une prolongation d’un tour), Villeneuve prétend qu’il aurait pu n’en concéder qu’un seul aux meneurs.

«À un moment donné, a-t-il dit, je me suis retrouvé dans la mauvaise trajectoire et cinq pilotes en ont profité pour me doubler. Dès lors, j’ai perdu un tour.»

Pénalisé pendant un arrêt

Villeneuve n’a pas amélioré son sort pendant les arrêts au puits de ravitaillement et il s’est d’ailleurs excusé à son chef d’équipe, Tommy Baldwin, quand le drapeau à damier a été agité pour la dernière fois de la journée.

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À sa première halte, au 37e tour, on l’a bien vu perdre le contrôle de sa Ford Mustang à l’entrée des puits, mais, fort heureusement pour lui, il a pu éviter tout dommage.

«Ce n’était pas toujours facile, a-t-il affirmé, de comprendre le fonctionnement des freins. J’ai été piégé à mon premier arrêt. J’ai perdu un autre tour quand j’ai raté l’emplacement de mon équipe dans les puits. Il a fallu que je revienne dans les puits pour purger une pénalité.»

Villeneuve avait connu le même problème pendant son « duel » jeudi soir. Son équipe, Hezeberg, n’était pas dotée d’un panneau lumineux, comme toutes les autres équipes, pour lui indiquer l’endroit précis où s’arrêter.

C’est une petite équipe, à sa toute première incursion en Coupe NASCAR, qui apprendra de ses erreurs.

Une passion intacte

Malgré son âge vénérable, Villeneuve n’a pas paru trop épuisé à sa sortie de voiture. La course a duré trois heures et demie.

«Je m’attendais honnêtement à ce que ça soit plus dur, a-t-il souligné, même si on a eu de longs relais sans interruption et sans lever le pied.»

Villeneuve n’a pas caché, à la fin de notre conversation, qu’il souhaitait évidemment renouveler l’expérience.

«Je ne veux pas attendre cinq ou six ans avant de reprendre le volant d’une voiture de la Coupe NASCAR. Mais, ça va nous prendre des commanditaires. On sait exactement ce que ça prend pour rouler à un niveau aussi élevé.»

Sa passion est intacte, a-t-il rappelé.

«Je n’avais pas besoin de ça pour me motiver à vouloir continuer. Je veux revenir, c’est certain. J’aurais souhaité que la fin de la course soit plus excitante pour moi», a-t-il conclu.

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Villeneuve est devenu le premier Québécois en 62 ans (le Montréalais Dick Foley l’avait précédé en 1960) à participer au Daytona 500.

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Austin Cindric offre un beau cadeau au patron

À sa première saison à temps plein en Coupe NASCAR, Austin Cindric a remporté hier la prestigieuse classique des 500 Milles de Daytona, celle que tous les pilotes de la spécialité rêvent de gagner.

Le jeune américain a ainsi offert un cadeau d’anniversaire à son patron, Roger Penske, qui, en ce dimanche 20 février, célébrait ses 85 ans.

Ce succès, obtenu à son huitième départ en Coupe NASCAR seulement, s’est concrétisé après qu’un accident tardif eut forcé une prolongation.

À bord de sa Ford Mustang, Cindric a dû contenir une ultime menace de son coéquipier Ryan Blaney, avant de voir le drapeau être agité devant lui.

Déstabilisé après un léger contact, Blaney devra se contenter du quatrième rang.

Le pilote de 23 ans est l’un des rares pilotes à signer la première victoire de sa carrière au Daytona 500. Michael McDowell, vainqueur surprise l’an dernier, Trevor Bayne, Michael Waltrip et Sterling Marlin l’avaient notamment précédé.

Appui pour son coéquipier

«Mes mots me manquent pour décrire ce que je ressens, actuellement, a raconté le gagnant de la course. J’ai tellement de personnes à remercier.»

«Le premier, c’est évidemment Roger Penske, sans qui je ne serais pas ici à fêter. Je suis très heureux de lui avoir offert ce beau cadeau.»

«J’ai aussi pensé à Ryan [Blaney], qui aurait voulu gagner autant que moi. Mais, la course est ainsi faite. Quand vous avez une occasion de remporter une épreuve aussi prestigieuse, il faut tout donner, même si vous devez battre votre coéquipier.»

Témoin privilégié de la discussion animée entre les deux partenaires chez Penske, Bubba Wallace s’est pointé en deuxième position. Chase Briscoe (troisième) et Aric Almirola (cinquième), à sa dernière participation au Daytona 500, ont complété le groupe des cinq premiers à l’arrivée.

Kyle Busch, Michael McDowell, David Ragan, Brad Keselowski et Chase Elliott, dans l’ordre, ont formé le top 10.

Keselowski fait des siennes

Keselowski, qui a quitté l’écurie Penske pour devenir coactionnaire d’une nouvelle formation, a mené pendant 67 tours, plus que quiconque, mais ce ne fut pas suffisant.

On retiendra aussi qu’il a joué du coude à quelques reprises, un comportement qui a signifié la perte de quelques adversaires mécontents.

Il a été notamment à l’origine de l’abandon de Denny Hamlin, qui convoitait un quatrième succès au Daytona 500. Dans la même séquence, où plusieurs bolides ont été impliqués, la recrue Harrison Burton a vu sa voiture effectuer un tonneau, heureusement sans gravité.

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