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Ville de Québec: le syndicat des cols blancs dépose un grief sur l’enjeu du télétravail

Photo d’archives, STEVENS LEBLANC
Photo portrait de Taïeb Moalla

Taïeb Moalla

2020-10-06T15:31:19Z
2020-10-06T23:32:47Z

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Face à l’échec des discussions avec la Ville de Québec, le syndicat des cols blancs a déposé un grief dans lequel il conteste l’obligation faite à une centaine d’employés municipaux d’être présents sur les lieux du travail.

La situation concerne une centaine d’employés qui appartiennent essentiellement au service 311. Des travailleurs administratifs du Service des communications et du Service de police sont également concernés.

D’après Réal Pleau, président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec (SFMQ), la Ville a l’obligation légale d’appliquer le décret gouvernemental qui préconise le télétravail chaque fois que le service peut être rendu. « En plus, on est maintenant en zone rouge, a-t-il rappelé. On ferme des écoles quasiment. On ferme les sports. Et on garde du monde qui n’ont pas besoin d’être là ! Ce n’est pas moral de faire ça de même. Il faut limiter les contacts. »

Demande de sauvegarde

En déposant son grief, le SFMQ a demandé à l’arbitre du Tribunal administratif du travail (TAT) de prononcer une « demande de sauvegarde » pour que les employés concernés soient placés en télétravail le temps des procédures. Une audience pourrait avoir lieu dans ce dossier dans les 15 prochains jours, pense M. Pleau.

Mardi, la Ville de Québec n’a pas voulu commenter le dépôt du grief par le syndicat des cols blancs. Il y a deux semaines, la Municipalité avait évoqué son « droit de gestion » pour expliquer ses choix en matière de télétravail.

De son côté, Québec 21 a réagi par voie de communiqué pour affirmer qu’il est « inacceptable » de la part de la Ville de « mettre en jeu la santé et la sécurité des employés » en refusant à certains d’entre eux de pouvoir faire du télétravail.

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