Télétravail à la Ville de Québec: un grief devrait être déposé par deux syndicats

Taïeb Moalla
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En l’absence d'une réponse satisfaisante de la Ville de Québec, le syndicat des cols blancs et celui des professionnels devraient déposer un grief sommant l’employeur de remettre rapidement une centaine d’employés municipaux en télétravail.
Mercredi matin, ces deux syndicats, qui représentent 2000 employés, avaient envoyé une mise en demeure à la municipalité. Ils avaient donné 24 heures à l’employeur pour qu’une centaine d’employés – surtout du Service des communications et du «311» – ne soient plus obligés de se présenter aux bureaux de la Ville.
«Nous n’avons reçu aucune réponse de la Ville. Je suis déçu, mais pas surpris. Un grief sera déposé cet après-midi [jeudi] ou demain», a mentionné Michel Plante, président de l’Alliance des professionnels, jeudi midi.
En point de presse en après-midi, Régis Labeaume a dit que les avocats de la Ville ont envoyé une réponse aux syndicats à 11h46. Il n’a cependant pas voulu révéler la teneur de cette réplique.
Rencontre ultime
Jeudi en fin d’après-midi, Réal Pleau, président du syndicat des col blancs, a affirmé au Journal que la Ville a évoqué son «droit de gestion» pour justifier sa position. M. Pleau a fait savoir qu’une ultime rencontre avec l’employeur devrait avoir lieu vendredi matin. Si aucun terrain d’entente n’est trouvé, un grief sera déposé, a-t-il confirmé.
À l’hôtel de Ville de Québec, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin et le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, ont appelé l’administration municipale à opter pour le télétravail chaque fois que cela est possible.