[VIDÉO] Un long circuit au Fenway Park
Édouard Julien a expulsé une offrande de Corey Kluber à 418 pieds du marbre dans un gain des Twins

Benoît Rioux
Partager
BOSTON | Il faut plus que le Fenway Park et la vue du Monstre vert pour intimider Édouard Julien. Le Québécois l’a d’ailleurs prouvé dès la première manche, mercredi soir, en frappant son deuxième circuit en carrière dans le baseball majeur, loin au champ droit.
• À lire aussi: Un premier coup sûr en carrière contre... Pedro Martinez
• À lire aussi: Fenway Park, Yankee Stadium ou terrain du coin: même combat pour le Québécois Édouard Julien
• À lire aussi: «Bienvenue dans les grandes ligues, kid!»: une semaine mémorable pour Édouard Julien dans le baseball majeur
Julien et les Twins du Minnesota l’ont emporté par le pointage de 10 à 4 face aux Red Sox. En plus de sa claque à 418 pieds, le deuxième plus long circuit chez les Twins cette saison, la jeune recrue de Québec a ajouté deux simples pendant la soirée. Il a ainsi gonflé sa moyenne au bâton à ,227, lui qui avait été limité à deux coups sûrs en 18 présences officielles depuis ses débuts dans les ligues majeures.
Au moment de rencontrer le jeune joueur de baseball québécois, directement sur la surface de jeu à Boston, le tableau indicateur affichait « Welcome to Fenway Park : America’s most beloved ballpark ».
S’il est vrai que le stade des Red Sox est l’un des plus adorés en Amérique, il faudrait davantage que ce lieu mythique pour décontenancer Julien, qui est sur place cette semaine avec ses coéquipiers des Twins.
« Pour moi, je joue au baseball et c’est la même affaire, a tranché le Québécois de 23 ans. J’essaie de ne pas penser au fait que c’est une différente atmosphère. »
Après le Yankee Stadium
Son approche était semblable au Yankee Stadium, où il avait d’ailleurs réussi son premier circuit, la semaine dernière. N’empêche, Julien n’entend pas moins la foule de Boston chantonner Sweet Caroline, de Neil Diamond, en huitième manche. Il voit aussi très bien ce pan de mur au champ gauche, surnommé le Monstre vert, tout comme cette légendaire « Pesky’s Pole » dans la droite.
« Il y a toujours une belle ambiance, c’est un stade rustique, mais qui demeure l’un des plus beaux de la ligue, a qualifié Julien. C’est bien de pouvoir jouer dans ce stade en début de carrière, mais en même temps, peu importe les stades où tu joues quand tu débutes dans les ligues majeures, c’est quelque chose de spécial quand même. »
Ne pas se laisser affecter
Il faut dire que Julien, plus jeune, était déjà venu à quelques reprises au Fenway Park pour assister à des parties des Red Sox avec sa famille. Le Québécois avait par ailleurs eu l’occasion, il y a quelques années, de participer à un camp dans le fameux stade à l’aube d’un été passé dans la Cape Cod League.

S’il refuse de se laisser affecter par l’ambiance des plus grands stades du baseball majeur, Julien montre également une certaine audace au moment de commenter la qualité des lanceurs auxquels il fait face depuis ses débuts dans les grandes ligues. Même Gerrit Cole, des Yankees de New York, ne l’a pas impressionné outre mesure, malgré le fait qu’il ait été victime de deux retraits sur des prises contre lui.
« C’est la même affaire, a estimé le Québécois. J’ai déjà affronté des lanceurs qui ressemblaient à Gerrit Cole. »
Regarder devant
Julien, qui a frappé son circuit aux dépens de Corey Kluber mercredi, garde donc le cap et demeure confiant.
« Je ne mets jamais trop d’emphase sur ce qui est arrivé dans le passé, que ce soit bon ou mauvais, a indiqué Julien. Je ne m’en fais pas avec ce que je vis chaque jour. Chaque journée, c’est une nouvelle partie et chaque apparition au bâton est une nouvelle opportunité. »
Le Québécois ne croyait pas si bien dire.
Dans le calepin...
- Si la chanson Sweet Caroline, en huitième manche, demeure un grand classique au Fenway Park, la trame sonore du match laisse place, en fin de partie, à l’entraînant groupe punk celtique Dropkick Murphys. Du pur bonheur !
- Deux canards ont volé momentanément la vedette au Fenway Park pendant le match de mardi en se posant au champ droit. Rarement a-t-on vu une foule réagir autant à la présence d’oiseaux sur un terrain.
- Le plus grand joueur originaire du Canada à avoir évolué pour les Twins du Minnesota est nul autre que Justin Morneau. Celui-ci portait le numéro 33 en l’honneur de son gardien de but préféré : Patrick Roy. En plus d’exceller au baseball, Morneau était aussi un très bon gardien au hockey, ayant d’ailleurs participé au camp d’entraînement des Winter Hawks de Portland, dans la Ligue junior de l’Ouest.
- Directeur du programme sport-études baseball des Canonniers, à Québec, Jean-Philippe Roy vit sa vie à 100 milles à l’heure, ces jours-ci. C’est le cas de le dire. Comblé après avoir assisté aux débuts de son poulain Édouard Julien au Minnesota et à New York, la semaine dernière, il a choisi de quitter le Québec et de rouler jusqu’à Boston pour assister aux matchs de mercredi et jeudi au Fenway Park.
- Couronnés champions du hockey universitaire américain, les Québécois Yaniv Perets, Cristophe Tellier, Charles Alexis Legault et Christophe Fillion étaient les invités des Red Sox, mardi au Fenway Park, en compagnie de leurs coéquipiers des Bobcats de l’Université Quinnipiac. L’équipe a été honorée lors des cérémonies d’avant-match.