«Bienvenue dans les grandes ligues, kid!»: une semaine mémorable pour Édouard Julien dans le baseball majeur


Benoît Rioux
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BOSTON | Édouard Julien a réussi tour à tour son premier coup sûr et son premier circuit en carrière dans le baseball majeur, jeudi dernier, au Yankee Stadium. Durant cette journée magique, la grande vedette des Yankees Aaron Judge, auteur de 62 longues balles la saison passée, s’est approchée pour lui souhaiter la bienvenue : « Welcome to the big leagues, kid ! »
« Il m’a dit ça sur le terrain, en passant à côté de moi, je ne me rappelle pas exactement à quel moment », a précisé tout bonnement Julien, rencontré mardi, à Boston, avant la partie des Twins du Minnesota contre les Red Sox.
S’il demeure humain, le Québécois de 23 ans transpire la confiance. Autant que possible, même s’il vit son rêve, Julien garde la tête froide. Il ne peut se permettre d’être trop impressionné.
« Depuis que je suis dans les majeures, je n’ai pas ressenti une seule fois avoir été surexcité, a assuré Julien. Je reste dans le moment présent, tout en profitant de chaque instant. »
Devant la famille et les amis
Le mot de bienvenue de Judge demeure, somme toute, l’une des nombreuses scènes invraisemblables qu’a vécues le jeune homme originaire de Québec au cours de la dernière semaine avec les Twins.
« Pour moi, c’est le fait d’avoir été pas trop loin de la maison et que mes parents et amis puissent venir qui était le plus important », a reconnu Julien.
Après ce fameux match de jeudi, au Yankee Stadium, le Québécois avait d’ailleurs remis, avec beaucoup d’émotion, les différentes balles gardées en souvenir à son père Rémy.
Il aurait été difficile d’imaginer un meilleur scénario pour le début de la carrière de Julien. Après une première joute à domicile, au Target Field, le joueur des Twins a visité le Yankee Stadium. Et le voilà maintenant à Boston, au Fenway Park, autre stade mythique.
Chaque jour est différent
Tout comme ses coéquipiers des Twins, Julien a eu le malheur d’affronter le lanceur Gerrit Cole, des Yankees, qui était au sommet de son art, dimanche. Cela a contribué à abaisser la moyenne au bâton du jeune Québécois à ,111. Or, Julien sait très bien que les jours se suivent et ne se ressemblent pas toujours au baseball.
Durant le récent camp d’entraînement, Julien avait réussi deux circuits dans un même match, le 28 février, contre les Braves d’Atlanta. Interrogé au terme de cette partie, il faisait alors remarquer qu’à son match précédent, il avait été victime de trois retraits au bâton.
« C’est ça, le baseball, d’insister Julien. Tu peux être le pire joueur pendant un match et le lendemain avoir ta meilleure journée. Je ne m’en fais pas avec ce que je vis à chaque jour. Chaque journée, c’est une nouvelle partie et chaque apparition au bâton est une nouvelle opportunité. »
Édouard Julien n’était pas de la formation partante des Twins, mardi soir, à Boston. Cette décision du gérant Rocco Baldelli n’est pas étrangère au fait que les Red Sox misaient sur le gaucher Chris Sale comme lanceur partant.