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VIDÉO | «L’important, c’est qu’on lise de quelque manière que ce soit»: Chrystine Brouillet nous parle de la relation privilégiée entre les auteurs et les lecteurs

Photo portrait de Guillaume Picard

Guillaume Picard

2025-11-19T15:26:24Z

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La romancière bien connue Chrystine Brouillet convie les Montréalais et les visiteurs à se rendre nombreux au 48e Salon du livre de Montréal, qui s’amorce ce mercredi en donnant accès gratuitement à ses kiosques.

Quelque 2000 auteurs sont présents à l’événement se déroulant au palais des congrès.

«C’est un cadeau pour nous parce que le travail qu’on fait, c’est un travail solitaire, alors on ne voit jamais personne. Donc quand on arrive au Salon, c’est une bouffée d’amour et les gens sont patients, les gens sont généreux. Ça met de la mine dans le crayon, c’est le cas de le lire», a dit Mme Brouillet, mercredi, en entrevue avec Mario Dumont et Isabelle Perron à QUB, qui est diffusée au 99,5 FM.

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La femme de 67 ans prend plaisir à discuter avec les lecteurs. Et les conversations s’étirent en fonction de l’achalandage, a raconté celle dont les polars mettent depuis longtemps en scène l’enquêtrice Maud Graham, dont le plus récent, Le regard des autres, lancé en avril dernier.

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«Ça dépend souvent de la longueur de la file parce que des fois, on n’a pas le temps de parler tant que ça», a-t-elle laissé entendre, en soulignant que les gens confient des choses extrêmement intimes à leurs auteurs favoris, ce qui la «surprend» toujours.

Chrystine Brouillet en avril dernier en marge du lancement de son plus récent polar, «Le regard des autres», dans lequel elle met en scène l’enquêtrice Maud Graham.
Chrystine Brouillet en avril dernier en marge du lancement de son plus récent polar, «Le regard des autres», dans lequel elle met en scène l’enquêtrice Maud Graham. Ben Pelosse / JdeM

«Les gens me parlent de violence, bien sûr, parce que mes romans sont des romans policiers. Il y a des femmes qui me confient qu’elles ont été victimes de violence conjugale. Ça, c’est arrivé à plusieurs reprises. [...] Les gens sont très proches de nous. Je pense que la lecture, c’est quelque chose d’intime», a ajouté Mme Brouillet.

«Quand on est en tête-à-tête avec une personne, on se regarde dans les yeux et il y a quelque chose qui se passe, il y a une magie, et ça, c’est la magie des mots. C’est formidable que les gens croient autant à nos histoires, qu’ils nous parlent de nos personnages comme s’ils étaient des personnes réelles. Chaque fois, je suis ébahie de cette conscience-là.»

C’est ce mercredi, en soirée, que sera attribué le Prix littéraire Janette-Bertrand. Voyez la liste des finalistes ici.

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