[VIDÉO] Christopher Eubanks, le coup de cœur de Wimbledon, reçoit une ovation debout après son élimination


Jessica Lapinski
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LONDRES | En trois semaines, fort de son premier titre ATP et d’un incroyable quart de finale à Wimbledon, Christopher Eubanks est tombé amoureux du gazon. Et le public anglais lui a aussi témoigné son amour, mercredi, en saluant sa performance d’une ovation debout, malgré sa défaite aux mains du Russe Daniil Medvedev.
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Dans ce match fort disputé, l’inattendu Américain a mené deux manches à une, avant de s’incliner 6-4, 1-6, 4-6, 7-6 (4) et 6-1 devant le troisième favori.
Atlanta's Christopher Eubanks had a great run during the Wimbledon, he walked away with a standing ovation. pic.twitter.com/o35yhFe7fg
— Everything Georgia (@GAFollowers) July 12, 2023
Malgré le revirement de situation, malgré le pointage sévère dans le set ultime, Eubanks s’est assis avec le sourire dans le fameux «media theatre» du All England Club, prêt à revenir sur cette quinzaine, qui vient sans doute de changer à jamais sa carrière.
Il y a deux ans, en effet, le géant de 6 pi 7 po ne savait pas s’il continuerait le tennis. À 25 ans, stagnant hors du top 200 en jouant des tournois Challenger, très loin du lustre de Wimbledon, il s’était donné une autre saison avant de décider.
Un match «amusant»
Mais il s’est accroché. Par chance, car fort de quelques bonnes performances cette année, mais surtout, de cette incroyable percée à Londres, il flirtera avec le top 30 de l’ATP, lundi.
Avec la même candeur qui l’anime depuis qu’il est devenu le chouchou des amateurs anglais, Eubanks a amorcé sa conférence de presse de mercredi avec un discours à des années-lumière de celui habituellement livré par le perdant.

«C’était vraiment amusant de faire partie de ce match», s’est humblement réjoui le puissant frappeur originaire d’Atlanta, qui termine son tournoi avec 321 coups gagnants, soit quatre de mieux que la marque établie par son légendaire compatriote Andre Agassi, en 1992 (Wimbledon a commencé à compiler ces données en 1977).
«Je pense que les amateurs en ont pour leur argent en termes de divertissement et de tennis de qualité, a-t-il ajouté. J’ai simplement été dominé [à la fin]. Daniil est l’un des meilleurs joueurs au monde et ce n’est pas pour rien qu’il est l’un des plus difficiles à battre.»

La cerise sur le sundae
Ce statut de meilleur au monde, l’Américain, lui, est encore loin d’en rêver, malgré les 92 échelons qu’il a grimpés au classement depuis le début de la saison.
«Je pourrais me dire, d’accord, maintenant, je veux être dans le top 20. Mais je me suis déjà fixé des buts avec mon classement par le passé et ça n’a pas fonctionné, a-t-il philosophé. J’ai un peu balancé ça par la fenêtre.»
«Ce que je veux, c’est profiter de ce qui se passe. Peu importe où ma carrière me mènera, je veux continuer à avoir le même plaisir [...] Je pense que considérant les cinq années que j’ai passé [...] entre la 220e et la 150e place à jouer tous ces tournois Challenger, ce qui m’est arrivé, c’est la cerise sur le sundae.»
► Medvedev, lui, devra se mesurer au numéro 1 mondial, Carlos Alcaraz, vendredi en demi-finale. L’Espagnol de 20 ans a battu un autre jeune joueur, le Danois Holger Rune (6), 7-6 (3), 6-4 et 6-4, mercredi, afin d’obtenir son billet pour le carré d’as de Wimbledon pour la première fois de sa carrière.