Vétéran à 24 ans: «Je ne m’attendais pas à ça», confie Newhook

Nicolas Cloutier
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Alex Newhook n’aurait jamais pu prédire qu’il aurait été le vétéran d’un trio aussi tôt dans sa carrière.
Mais à la gauche des recrues Oliver Kapanen et Ivan Demidov, c’est en quelque sorte un vieux routier, avec ses 312 matchs dans la Ligue nationale.
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Reste que pour Newhook, 24 ans, le sentiment est plutôt bizarre.
«Je ne m’attendais pas à ça à ce stade-ci de ma carrière, mais... c’est ça. J’essaie de les aider du mieux que je peux. Par contre, ils m’aident aussi à leur façon», a reconnu le rapide ailier à quelques heures de l’affrontement avec les Stars au Centre Bell.
Les trois joueurs sont sensiblement différents les uns des autres, ce qui explique une grande partie de leurs succès. Avec Newhook le marchand de vitesse, Kapanen le joueur sobre mais cérébral et Demidov l'électron libre en raison de son immense talent, plusieurs ingrédients sont réunis.
«C’est facile de jouer avec Kapanen, a d’abord complimenté Newhook lorsque questionné sur la contribution du Finlandais. Il est toujours aux bons endroits, là où ça fait mal. Il se soucie de son jeu défensif et il est facile de prédire ses intentions.
«Ça aide quand tu as un gars comme Demi qui est un peu à l’autre bout du spectre [plus imprévisible].»
Hormis quelques brefs essais de Martin St-Louis ici et là au cours des matchs, le trio n’a pas été démantelé depuis le début de la saison. Après 16 matchs, contre toute attente, Kapanen pilote encore un trio offensif et demeure attitré à Demidov.
«Je pense qu’on peut encore atteindre un autre niveau», a d’ailleurs prédit Newhook.
Sur une note plus personnelle, le numéro 15 est en train de prendre son envol. Au-delà de ses 10 points, dont six buts, Newhook a trouvé une identité et un rôle bien définis dans la formation de St-Louis.
Il a notamment ajouté l’infériorité numérique comme corde à son arc. Par la force des choses, il passe plus de temps sur la glace avec cette responsabilité additionnelle.
«Oui, c’est bon pour ma confiance, a avoué Newhook. Je me sens plus impliqué dans le match. Tu ne peux pas prendre une trop longue pause, puisque tu es utilisé dans toutes sortes de situations et tu dois te tenir prêt en tout temps. Il y a une urgence qui reste.»