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«Ça ne peut pas être pire!»: Valérie Tétreault toujours hantée par la dernière finale de l’Omnium Banque Nationale

Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-08-06T15:30:00Z

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Chaque fois que Valérie Tétreault entre dans son bureau, elle voit le pointage «6-1 et 6-0» inscrit sur une feuille au mur. C’est le score du match ultime de l’an dernier, à son premier tournoi comme directrice de l’Omnium Banque Nationale de Montréal.

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«J’ai bien hâte de pouvoir coller par-dessus le score de la finale de cet été, en espérant que ce soit plus serré, supplie Tétreault en entrevue au Journal. Ça ne peut pas être pire!»

Le triomphe à sens unique de Jessica Pegula contre Liudmila Samsonova, qui avait disputé la demi-finale deux heures plus tôt, avait laissé les amateurs de tennis sur leur faim. Même sentiment pour Tétreault, encore hantée par cette fin en queue de poisson.

«Je trouvais ça dommage, on avait eu tellement des beaux matchs durant la semaine. Déçue, j’ai eu de la difficulté à célébrer la fin du tournoi», admet-elle.

Avec la pluie qui a joué les trouble-fête l’an dernier, Tétreault se sentait impuissante. Elle a essuyé des critiques, mais est consciente que «c’est difficile pour les gens, et c’est normal, de bien comprendre tous les facteurs à considérer», comme les règlements des circuits, la télé et les horaires des autres tournois.

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«On a un peu les mains liées», soupire-t-elle.

Tétreault se croise donc les doigts pour que le beau temps soit au rendez-vous cette semaine.

Jessica Pegula avait soulevé le trophée de la gagnante de l'Omnium Banque Nationale, l'an dernier, à Montréal.
Jessica Pegula avait soulevé le trophée de la gagnante de l'Omnium Banque Nationale, l'an dernier, à Montréal. Photo Martin Chevalier

Une finale pendant la semaine

L’an prochain, l’organisation aura plus de marge de manœuvre. L’événement canadien sera disputé sur 12 jours et passera de 56 à 96 joueurs. En qualifications, 32 athlètes tenteront d’obtenir une des 16 places disponibles au tableau principal. C’est donc dire que, pour un rare tournoi, il n’y aura qu’un seul tour de qualifications plutôt que deux.

«On aura huit laissez-passer [chez les femmes contre quatre cette année à Toronto]. Il y aura potentiellement plus de Canadiennes en action», se réjouit Tétreault, souhaitant éviter des décisions crève-cœur en remettant les invitations.

Afin de s’arrimer avec l’événement suivant, à Cincinnati, qui sera aussi prolongé, l’Omnium Banque Nationale sera devancé d’une semaine et commencera le samedi 3 août pour se terminer le lundi 12 août.

«Ce sera donc un test cet été en disputant aussi la finale en semaine, le lundi 12 août en soirée [en raison des Jeux olympiques]», rappelle la directrice montréalaise.

Ben Pelosse / JdeM
Ben Pelosse / JdeM

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Un regret

Avec une compétition sur 12 jours, les athlètes pourront mieux récupérer et auront plus de temps libre. Déjà, le spectacle du Cirque du Soleil et le festival de musique Osheaga sont toujours aussi populaires. De son côté, Casper Ruud aime bien aller jouer au golf, et Roger Federer a déjà visité le Biodôme avec ses enfants.

«Différents restaurants acceptent de nous garder une ou deux tables qu’on offre aux équipes des joueurs. C’est le fun parce que c’est un moyen de les amener dans des quartiers moins touristiques», mentionne fièrement Tétreault.

À l’époque où elle jouait, la directrice du tournoi préférait rester dans sa bulle, à l’hôtel ou sur le site des compétitions. Elle n’a rien vu des villes où elle jouait.

«C’est une chose que je regrette. Je considère que j’ai commencé à voyager après ma carrière et honnêtement, je trouve que je suis passée à côté de super opportunités. Je pense qu’il faut trouver un équilibre. Mentalement, ça peut être positif.»

Nouveau centre médical

Afin de répondre aux besoins de 96 joueurs, une mezzanine a été construite au stade IGA. Au premier étage, un centre médical tout neuf pour les athlètes: espaces pour physiothérapeutes, massothérapeutes, récupération et repos. Au-dessus, il y a le nouveau centre des médias.

Parmi les projets de Tétreault, outre un toit sur le court central qu’on n’est pas à la veille de voir, il y a l’ajout de terrains d’entraînement aux huit déjà existants, plus près des hôtels où logent les joueurs au centre-ville.

«Ça pourrait être une entente avec un club privé ou même dans un parc de Montréal où on décide de refaire les terrains. Peu importe où ce sera, il faudra une surface identique à celle qu’on a au stade IGA», confirme Tétreault, qui envisage aussi la possibilité d’offrir une garderie pour les enfants des athlètes et des employés.

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